L’Alliance pour l’action civique critique le recours du chef de la minorité devant la Cour suprême pour des questions parlementaires

Maria

L'Alliance pour l'action civique critique le recours du chef de la minorité devant la Cour suprême pour des questions parlementaires

L’Alliance pour l’action civique (ACA) a publié une déclaration ferme condamnant les récentes actions du chef de la minorité, l’hon. Alexander Afenyo-Markin, qui a porté une question parlementaire devant la Cour suprême.

L’ACA affirme que cette décision porte atteinte à l’indépendance du Parlement et démontre un manque de respect des protocoles parlementaires établis.

Selon l’ACA, l’hon. Afenyo-Markin a demandé à la Cour suprême l’interprétation de l’article 79(1)(g) de la Constitution du Ghana de 1992.

L’ACA fait valoir que la Constitution est claire sur les questions d’élections parlementaires, désignant la Haute Cour comme l’organe approprié pour répondre à ces préoccupations en vertu de l’article 99.

En contournant ces normes établies, l’ACA estime que le chef de la minorité érode la souveraineté parlementaire et affaiblit le rôle du Parlement en tant que branche co-égale du gouvernement.

La déclaration de l’ACA a également noté que d’anciens dirigeants parlementaires, dont l’hon. Osei Kyei Mensah-Bonsu et Rt. L’hon. Alban Bagbin, ont toujours défendu l’indépendance parlementaire en abordant des questions similaires au sein du Parlement.

L’ACA s’est dite préoccupée par le fait que la réponse rapide de la Cour suprême dans cette affaire pourrait suggérer un parti pris et compromettre le délicat équilibre des pouvoirs entre les institutions démocratiques du Ghana.

L’ACA exhorte désormais la Cour suprême à respecter l’autorité du Parlement dans la résolution des questions internes sans ingérence judiciaire, ce qui, selon elle, est essentiel au respect des principes démocratiques du Ghana. L’organisation a également appelé le public à rester engagé dans la défense de l’État de droit et des processus démocratiques.

Ci-dessous la déclaration complète

L’Alliance pour l’action civique condamne la ruée du chef de la minorité devant la Cour suprême pour des questions parlementaires

L’Alliance pour l’action civique (ACA) a observé avec inquiétude les récents développements au Parlement du Ghana, notamment la décision précipitée du chef de la minorité, l’hon. Alexander Afenyo-Markin, pour demander l’intervention de la Cour suprême sur une question relevant clairement de la procédure parlementaire. Cette action souligne un manque d’expérience dans la gestion des affaires parlementaires et menace l’autonomie du Parlement en tant que branche égale du gouvernement.

Dans ce que nous considérons comme un appel malavisé, l’hon. Afenyo-Markin aurait demandé à la Cour suprême d’interpréter l’article 79(1)(g) de la Constitution de 1992. Cependant, la Constitution elle-même est claire : les questions liées aux élections parlementaires relèvent exclusivement de la compétence de la Haute Cour, comme le prévoit l’article 99. Les actions du chef de la minorité non seulement contreviennent aux normes parlementaires établies, mais jettent également le doute sur son engagement à faire respecter le caractère sacré et la souveraineté du Parlement.

Cette approche inhabituelle, couplée à la décision rapide de la Cour suprême, soulève des questions sur l’impartialité de cette intervention. Pendant des décennies, les dirigeants parlementaires, dont l’hon. Osei Kyei Mensah-Bonsu et Rt. L’hon. Alban Bagbin, ont défendu l’indépendance du Parlement en réglant ses problèmes en interne. L’ACA croit fermement que ce respect de la souveraineté législative est essentiel au maintien d’une démocratie équilibrée et fonctionnelle.

Alliance For Civic Action appelle la Cour suprême à faire preuve de retenue et à s’en remettre à l’autorité du Parlement dans le traitement de ses questions internes. Le Parlement doit conserver la capacité d’interpréter et d’appliquer ses règles sans ingérence judiciaire indue, préservant ainsi son rôle d’organe gouvernemental sur un pied d’égalité.

Dans l’esprit du respect des principes démocratiques du Ghana, nous exhortons tous les Ghanéens à rester vigilants et attachés à l’état de droit. La stabilité de notre démocratie repose sur le respect mutuel entre les pouvoirs judiciaire, législatif et exécutif.

Signé,
Francis Kwesi Badu-Mello
Président:
Alliance pour l’action civique (ACA)
Dites:0244819302