Le plus grand rassemblement de mouvements, d’activités et de défenseurs des droits de l’homme africains, baptisé « Assemblée du Mouvement panafricain (AAMA) », tient sa deuxième assemblée à Accra du 29 août au 31 août de cette année.
Les membres de l’AAMA ont visité la région centrale et visité le château de Cape Coast, dans le cadre des activités prévues pour l’événement.
Selon la direction de l’AAMA, les membres ont visité le château de Cape Coast pour obtenir des informations de première main et approfondies sur les épreuves des esclaves africains à l’époque coloniale et ainsi aider la génération actuelle à mieux comprendre comment affronter leur passé et avancer vers l’avenir.
Les membres de l’AAMA, au nombre d’environ 300, ont visité des endroits du château comme les cachots pour hommes et femmes, les cellules des condamnés, les églises, les portes de non-retour et bien d’autres endroits intéressants.
Coumba Touré, Ambassadrice du Soulèvement Africain au Sénégal et au Mali, également membre de l’AAMA, a révélé qu’entre 800 et 40 mille Africains sont membres directs et indirects de l’AAMA. Le mouvement, a-t-elle dit, permet à tous les Africains d’être solidaires de l’oppression que subissent les peuples de Tunisie, du Congo, d’Afrique du Sud et de Gambie.
Elle a souligné que l’Assemblée du Ghana, qui fait suite à la première Assemblée tenue en Tunisie il y a deux ans, vise à permettre à tous les Africains de vivre dans la paix et la dignité.
Elle a regretté de constater que les défis auxquels les Africains sont confrontés aujourd’hui peuvent être en partie attribués à la façon dont la traite des esclaves a dispersé la race noire à travers le monde et a également fait que les Africains se sont sentis inférieurs aux Européens.

L’organisatrice régionale pour l’engagement en Afrique de l’Est, Anne Rose Osamba, a noté que son émotion après avoir visité des lieux du château comme les donjons pour hommes et femmes, la cellule des condamnés, lui a fait conclure que les Européens qui étaient autrefois les maîtres coloniaux en Afrique n’ont visité le continent que pour l’exploiter.
Elle a exhorté la jeunesse africaine à s’unir et à éviter tous les actes qui s’apparentent à de l’esclavage mental. Cela seul, a-t-elle souligné, contribuera à réaliser le désir de l’AAMA d’accomplir l’unité, la justice, la paix et la dignité.






