La RDC lance la prochaine phase du plan de protection de la biodiversité ambitieux

Maria

The Ituri forests are home to a rich diversity of peoples and the global significance of ecosystem services and biodiversity of the area is particularly strategic as part of the 30x30 objective. Credit: GGelin/WCS

Les forêts d'Ituri abritent une riche diversité de peuples et la signification mondiale des services écosystémiques et la biodiversité de la région est particulièrement stratégique dans le cadre de l'objectif 30x30. Crédit: Ggelin / WCS

La République démocratique du Congo (RDC) a lancé la deuxième phase de sa «stratégie 30 × 30» nationale, visant à garantir le financement climatique et à faire progresser les efforts pour protéger 30% de ses zones terrestres, côtières et marines d’ici 2030.

La cérémonie de lancement, tenue à Kinshasa le 8 avril 2025, a réuni des responsables gouvernementaux, la Wildlife Conservation Society (WCS), des dirigeants autochtones et des partenaires internationaux, signalant une poussée coordonnée pour aligner la conservation de la biodiversité sur le développement socio-économique.

S’appuyant sur les progrès de la phase 1, qui a harmonisé les 30 × 30 objectifs avec des cadres nationaux comme les contributions déterminées à l’échelle nationale (NDC) et la stratégie nationale de la biodiversité, la phase 2 se concentre sur la mobilisation du financement tout en priorisant les droits et les besoins des peuples autochtones et des communautés locales (IPLC). Le Dr Jean-Paul Kibambe Lubamba, directeur du pays de WCS pour la RDC, a noté que les premières consultations ont donné une stratégie coûteuse explicitement liée aux priorités nationales, y compris les plans d’engagement communautaire essentiels à une mise en œuvre équitable.

«La RDC s’engage à protéger la biodiversité tout en garantissant que la croissance économique s’aligne sur la résilience climatique», a déclaré un représentant de l’équipe de coordination nationale du Green Climate Fund. L’initiative souligne la double concentration du pays sur l’atténuation des impacts climatiques et la progression du développement durable, en particulier à travers des projets qui autonomisent les IPLC en tant que gardiens des zones protégées.

Financé par une subvention du fonds climatique vert administré par le Bureau des Nations Unies pour les services de projet (UNOPS), avec un soutien supplémentaire du Bezos Earth Fund, le programme unit plus de 15 partenaires, notamment des agences gouvernementales, des ONG locales et des organisations internationales. Cela marque le 11e projet financé par le GCF approuvé par la RDC, reflétant son rôle croissant dans la mobilisation mondiale du financement climatique.

La stratégie 30 × 30 de la RDC apparaît comme un test décisif pour équilibrer la préservation écologique avec le développement humain dans l’une des nations les plus biodiverses du monde sur le plan économique. En centrant les communautés autochtones dans ses processus de financement et de planification, l’initiative traite des critiques de longue date des modèles de conservation descendants.

Cependant, le succès repose sur la gouvernance transparente et le soutien international soutenu, en particulier lorsque le bassin du Congo – un puits de carbone vital – s’accélère les pressions provenant de la déforestation et de l’extraction des ressources.

En tant que cibles de la biodiversité mondiale, l’approche de la RDC pourrait créer des précédents pour intégrer les voix locales dans l’action climatique, garantissant que les protections perdurent au-delà des cycles politiques.