JOHANNESBOURG – Certaines organisations de la société civile s’inquiètent du fait que les mineurs illégaux occupant une mine abandonnée à Stilfontein connaissent une période de fêtes sombre, alors que l’opération visant à les faire remonter à la surface continue de stagner.
Cela fait suite à des mois d’efforts intensifiés de la part des forces de l’ordre pour fermer les réseaux souterrains illégaux en coupant l’approvisionnement en nourriture, en eau et en fournitures médicales.
Si des zama zamas affamés et déshydratés ont depuis refait surface, des centaines d’autres, craignant d’être arrêtés, refuseraient toujours de remonter à la surface.
A LIRE AUSSI :
Les Communautés affectées par l’exploitation minière unies en action (MACUA) ont déclaré que tant que les mineurs illégaux resteraient sous terre, la période des fêtes serait creuse.
Meshack Mbangula, de l’organisation, s’est dit préoccupé par la situation grave dans le sous-sol, dans un contexte de pénurie d’aide humanitaire pour les mineurs illégaux.
« À l’heure actuelle, nous, en tant que communautés, sommes à court d’approvisionnement pour les gens là-bas. Ils ont besoin de nourriture. Ces gens meurent de faim et perdront la vie.
Plus de 1 400 zama zamas ont été arrêtés dans le Nord-Ouest depuis août et une douzaine de corps ont également été récupérés dans l’un des puits.
Bien que les résultats de l’autopsie n’aient pas encore été publiés, des militants et des dirigeants communautaires ont accusé la police d’avoir laissé mourir de faim les mineurs illégaux.
Mbangula a déclaré que la vie des mineurs illégaux dépend d’une intervention urgente du gouvernement ou des tribunaux, même si deux demandes judiciaires n’ont déjà pas réussi à contraindre l’État à fournir une aide.






