La marginalisation systématique du peuple Amhara en Éthiopie

Maria

Marginalisation d'Amhara _ NOUVELLES ETHIOPIENNESMarginalisation d'Amhara _ NOUVELLES ETHIOPIENNES
Crédit d’image: groupe de crise

Par Sleshie Kassie
ROYAUME-UNI

Le gouvernement éthiopien actuel, dirigé par le parti de la prospérité du Premier ministre Abiy Ahmed, a systématiquement ciblé le peuple Amhara par divers moyens – politiques, sociaux, économiques et même par des actes que certains décrivent comme génocidaires. Cet essai cherche à faire la lumière sur ces attaques multiformes et les fondements idéologiques qui les entraînent.

Suppression politique et motifs idéologiques

L’idéologie alimentant cette marginalisation systémique semble être enracinée dans «Oromummaa», une philosophie qui priorise la dominance oromo, qui remonte à cinq décennies au front de libération oromo (OLF). Le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a ouvertement reconnu les affiliations passées avec l’OLF, a continué de perpétuer cette idéologie sous le couvert du parti de la prospérité. En nommant stratégiquement les individus ayant des attitudes négatives envers le peuple Amhara et leur héritage, comme dans les postes ministériels clés, le gouvernement sape la signification culturelle et historique de l’Amhara, en particulier leur foi chrétienne orthodoxe.

Le but ultime semble être la formation d’un «plus grand oromia», qui implique l’annexe de diverses régions comme Shewa, Wollo, Benishangul-Gumuz et certaines parties du Somali et de l’AFAR. Cette ambition considère le peuple Amhara et l’Église orthodoxe comme des obstacles majeurs, conduisant à des actions délibérées pour affaiblir leur influence et leur présence.

Marginalisation sociale et économique

Socialement, le peuple Amhara est confronté à une discrimination significative. Amharas vivant en dehors de la région d’Amhara cache souvent leur identité en raison de la peur des attaques ethniques. Le système fédéral oblige les individus à déclarer une identité ethnique singulière, ce qui aggrave l’exclusion de ceux qui ont un patrimoine mixte. Sur le plan économique, les Amharas sont soumis à des pratiques discriminatoires, telles que la fiscalité excessive, la diffamation et les restrictions sur les opérations commerciales. Les riches individus d’Amhara sont ciblés par divers moyens, notamment des impôts déloyaux, des comptes bancaires bloqués et des retards dans l’importation de marchandises. Ces tactiques visent à les chasser du marché.

En outre, l’utilisation par le gouvernement d’initiatives telles que les projets de «villes intelligentes vertes» et les programmes de «réhabilitation» a conduit à la démolition des villes et centres d’affaires d’Amhara sans compensation. Les Amharas sont également liés à se déplacer librement, en particulier à Addis-Abeba, limitant davantage leurs opportunités économiques.

Violence ciblée et agression militaire

La violence contre le peuple Amhara est omniprésente et brutale. Des civils innocents, dont des enfants, des femmes, des personnes âgées et même des enfants à naître, sont ciblés. Les individus d’Amhara dans la région d’Oromia sont confrontés à des attaques implacables simplement pour leur identité ethnique. Cela s’étend à des tueries systématiques, souvent exécutées par des frappes de drones, qui ont coûté la vie à de nombreux innocents.

De plus, l’armée éthiopienne a été complice de ces actions, utilisant des écoles, des universités, des centres de santé et des stades de la région d’Amhara comme camps mobiles, démantant souvent des matériaux et des documents à partir. De telles actions démontrent un mépris flagrant pour le bien-être et le développement de la communauté Amhara.

Suppression systématique des institutions fédérales

Les élites et les employés d’Amhara sont confrontés à une exclusion systématique des institutions fédérales. Beaucoup sont licenciés des organisations éminentes comme Ethiopian Airlines, Ethio Telecom et la Banque centrale d’Éthiopie. Cette suppression ciblée limite gravement leur capacité à participer à la gouvernance et aux activités économiques du pays, marginalisant davantage la communauté.

Conclusion

La marginalisation systématique du peuple Amhara par le gouvernement éthiopien est une grave injustice qui nécessite une attention urgente. Par la suppression politique, la discrimination économique, l’exclusion sociale et les attaques violentes, y compris l’utilisation des drones – le Parti de la prospérité et son idéologie d’Oromuma remodèle l’Éthiopie au détriment de la population d’Amhara. La communauté internationale doit reconnaître ces actes et défendre les droits et la protection du peuple Amhara, assurant un avenir plus inclusif et équitable pour tous les Éthiopiens.

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