Un homme de HARARE, qui se présentait comme un monarque traditionnel du Zimbabwe, a été innocenté par la Haute Cour après avoir passé près de trois mois en prison après sa condamnation en novembre dernier pour atteinte à l’autorité du président Emmerson Mnangagwa.
La Haute Cour a annulé vendredi la condamnation et la peine effective de huit mois infligées à Timothy Chiminya (58 ans), qui s’est déclaré « roi Munhumutapa » et a été accusé d’avoir tenté d’interférer avec la nomination et la destitution de chefs traditionnels au Zimbabwe entre 2019 et décembre 2024.
L’appel a été entendu à Harare devant Maxwell Takuva et Benjamin Chikowero, qui ont statué en faveur de Chiminya après avoir examiné les arguments écrits et les plaidoiries.
Chiminya avait été accusé d’avoir prétendu remplacer le chef Seke et d’avoir comploté pour destituer le chef Nyakunhuwa en faveur d’un candidat préféré. Selon le ministère public national, cette conduite équivaut à une contestation directe des pouvoirs constitutionnels du président en matière de nomination des chefs traditionnels, exercés par l’intermédiaire du ministère du Gouvernement local.
Malgré un avertissement formel émis en février 2022, Chiminya aurait poursuivi ses activités jusqu’à son arrestation.
Un magistrat de Harare l’a ensuite condamné à 10 mois de prison, dont deux mois avec sursis sous condition de bonne conduite, lui laissant huit mois à purger.
Mais la Haute Cour a annulé vendredi l’intégralité de la condamnation.
Dans leur bref jugement, les juges ont déclaré : « L’accusé est déclaré non coupable et acquitté ».

La condamnation et la peine annulées, le tribunal a ordonné la libération immédiate de Chiminya, mettant ainsi fin à une affaire qui avait attiré l’attention en raison de son statut royal autoproclamé et de son empiètement présumé sur les rôles réservés aux autorités constitutionnellement reconnues.
Un jugement complet n’a pas encore été rendu.







