La Fédération ghanéenne de la jeunesse dénonce l’exclusion par le DACF d’agences clés pour la jeunesse

Maria

La Fédération ghanéenne de la jeunesse dénonce l’exclusion par le DACF d’agences clés pour la jeunesse

La Fédération de la jeunesse du Ghana (GYF) a publié une déclaration ferme condamnant l’exclusion des principales institutions axées sur la jeunesse de la formule d’allocation du Fonds commun des assemblées de district (DACF) pour 2026, qualifiant cette décision d’illégale et de menace pour le développement national.

Dans un communiqué signé par son président, Sherif Ghali, la Fédération a exprimé sa « profonde préoccupation et sa forte objection » face à l’omission de l’Agence pour l’emploi des jeunes (YEA) et de l’Autorité nationale de la jeunesse (NYA) de la structure de financement 2026.

Selon le GYF, cette exclusion n’est ni un oubli technique ni une erreur administrative, mais plutôt une contradiction directe avec les cadres juridiques et politiques du Ghana régissant le développement de la jeunesse. La YEA et la NYA sont des institutions statutaires établies par des lois du Parlement avec pour mandat de fournir des opportunités d’emploi, de formation professionnelle et d’autonomisation aux jeunes à travers le pays.

La Fédération a souligné que ces agences devraient recevoir des allocations au titre du Fonds commun des assemblées de district (DACF), ce qui fait de leur omission du fonds d’environ 8,7 milliards de GHS un échec politique important.

« Cette décision révèle un écart dangereux entre les engagements du gouvernement et l’allocation réelle des ressources », note le communiqué, soulignant la montée du chômage des jeunes comme l’un des défis les plus urgents du Ghana.

Le GYF a également lié la situation à la récente augmentation des candidatures pour des opportunités de recrutement limitées au sein des services de sécurité du pays, la décrivant comme une preuve de la pression économique croissante sur les jeunes en raison du financement insuffisant des systèmes de soutien aux jeunes.

Exigences clés
La Fédération a formulé deux revendications principales :

  • Revue immédiate de la Formule DACF 2026 : Le gouvernement est invité à réviser la formule d’allocation avant le début des décaissements, garantissant ainsi un financement dédié et réservé à la fois au NYA et au YEA.
  • Coordination politique de haut niveau : Le GYF a appelé le Bureau du Président à faciliter une collaboration urgente entre le ministère du Développement et de l’Autonomisation de la jeunesse, le ministère des Finances et l’administrateur du DACF afin d’aligner les décisions de financement sur les politiques nationales de jeunesse.

En outre, la Fédération a fait appel directement aux dirigeants nationaux, exhortant le Président à intervenir de manière décisive, tout en appelant le Président du Parlement et les députés à exercer un contrôle et à protéger les intérêts des jeunes.

« Le Ghana ne peut pas prétendre donner la priorité à sa jeunesse tout en les excluant systématiquement de l’un des fonds de développement les plus importants du pays », souligne le communiqué.

Le GYF a averti que la trajectoire actuelle n’est pas durable sur les plans économique, social et politique, et s’est engagé à poursuivre toutes les voies constitutionnelles et civiques légitimes pour garantir que la jeunesse ghanéenne reçoive ce qu’elle décrit comme sa part légitime du financement du développement national.