La crise du déséquilibre de puissance et de la domination à parti unique

Maria

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Abiy Ahmed (Crédit photo: Africa Intelligence / Fichier)

Introduction

L’Éthiopie, une nation riche en histoire et en diversité culturelle, continue de faire face à d’importants défis politiques, sociaux, économiques et démocratiques. Parmi celles-ci est le défaut fondamental de sa structure de gouvernance: un manque de contrôles et de contrepoids efficaces entre les branches exécutives, législatives et judiciaires du gouvernement. Cela a conduit à la dangereuse centralisation du pouvoir dans l’exécutif, en particulier au bureau du Premier ministre. Cela aggrave le quasi-monopole d’un parti au pouvoir dominant, contrôlant plus de 95% de l’espace politique, avec des partis d’opposition réduits à des entités symboliques. Ensemble, ces facteurs ont créé une pseudo-démocratie qui manque de concurrence politique, de responsabilité ou d’intégrité institutionnelle significative.

I. Le problème: la dépassement exécutif et l’érosion démocratique

Au cœur de la stagnation démocratique de l’Éthiopie se trouve le pouvoir non contrôlé de l’exécutif. Le bureau du Premier ministre, soutenu par un parti politique dominant, opère avec un minimum de contraintes des autres armes du gouvernement ou des institutions de la société civile.

A. paralysie législative

La législature éthiopienne est devenue une extension administrative de l’exécutif, avec une autonomie minimale ou une initiative législative. Au lieu de rédiger des projets de loi ou de définir des orientations politiques, les législateurs examinent et approuvent en grande partie les lois rédigées par l’exécutif – souvent sans débat robuste ni modifications significatives.

B. judiciaire sans indépendance

Le pouvoir judiciaire, destiné à être le gardien de la Constitution et des droits individuels, est profondément compromis. Les juges sont confrontés à des pressions politiques, manquent de sécurité et sont souvent nommées par le biais de processus opaques influencés par le parti au pouvoir. Ce manque d’indépendance annule toute possibilité de tenir l’exécutif juridiquement responsable.

C. Sous-négociation institutionnelle

Les principaux organismes de surveillance – la Cour suprême, le conseil électoral national, la Commission des droits de l’homme et le médiateur – dépendent tous structurellement et financièrement de l’exécutif. Leurs mandats sont systématiquement sapés, transformant les chiens de garde potentiels en outils pour légitimer les récits d’État.

D. domination unique

La domination d’un parti au pouvoir, contrôlant plus de 95% de l’espace politique, sape la légitimité électorale. Les partis d’opposition sont faibles, fragmentés, sous-ressourcés et souvent harcelés. Les élections sont devenues des événements performatifs, destinés davantage à la validation internationale qu’un véritable choix démocratique.

Ii Causes profondes

Comprendre les origines de ce dysfonctionnement est essentiel pour proposer des solutions durables.

1. Centralisation historique du pouvoir

Du régime impérial à la junte militaire de Derg et plus tard à la coalition EPRDF, l’Éthiopie a été régie par des régimes centralisés. Cet héritage a ancré une culture politique où le pouvoir est concentré, la dissidence est supprimée et les institutions sont conçues pour servir l’élite dirigeante plutôt que le public.

2. Fusion de la fête de l’État

Le parti au pouvoir et l’État sont fonctionnellement indiscernables. Les ressources gouvernementales, y compris les médias, les forces de sécurité et les infrastructures, sont utilisées à des fins de parti. Cela non seulement biaise les élections, mais empêche également le développement d’une fonction publique professionnelle et neutre.

3. Pluralisme politique faible

Les partis d’opposition sont confrontés à des barrières juridiques, financières et politiques. Beaucoup se voient refuser l’accès aux médias, empêchés d’organiser des événements publics ou harcelés par le biais de systèmes judiciaires et de sécurité. Cela a conduit à une opposition creuse incapable de présenter une alternative viable.

4. Complicité internationale

Les gouvernements occidentaux et les institutions internationales ont souvent accepté les élections et la gouvernance erronées en échange d’une stabilité géopolitique ou d’une coopération en matière de sécurité. Cela a fourni à l’élite dirigeant une légitimité externe malgré l’échec démocratique intérieur.

Iii. Conséquences de la crise

L’érosion des chèques et contrepoids et le manque de concurrence politique ont des implications de grande envergure:

  • Autoritarisme: Le pouvoir concentré dans un seul titulaire de bureau augmente le risque de tyrannie.
  • Corruption: Le manque de surveillance engendre le népotisme, l’utilisation abusive des ressources publiques et l’impunité.
  • Désillusion publique: Les citoyens perdent confiance dans les institutions, conduisant à l’apathie, aux troubles ou à la radicalisation.
  • Polarisation ethnique: En l’absence de canaux démocratiques, les litiges politiques prennent des formes ethniques ou violentes.
  • Stagnation du développement: Sans responsabilité, les politiques servent souvent des intérêts d’élite sur le développement national.

Iv. Solutions: vers un recalibrage démocratique

La résolution de ces questions systémiques nécessite une approche globale impliquant une réforme juridique, une restructuration institutionnelle et une transformation politique.

A. Restaurer les contrôles et contrepoids

  • Réforme législative: Modifier les lois pour permettre aux législateurs d’initialiser les projets de loi et d’augmenter la transparence des procédures parlementaires. Autoriser les comités permanents à mener des enquêtes indépendantes.
  • Indépendance judiciaire: Établir une commission de nominations judiciaires indépendante. Garantir la sécurité de l’occupation et augmenter le financement judiciaire à partir de sources non exécutives.
  • Autonomie institutionnelle: Réviser les mandats de la Commission des droits de l’homme, du conseil électoral et du médiateur pour assurer l’indépendance budgétaire et opérationnelle. Impliquer la société civile dans les nominations.

B. briser le lien de fête d’état

  • Réforme électorale: Assurez-vous un terrain de jeu niveau en restreignant l’utilisation des ressources de l’État à des fins de campagne. Appliquer la transparence dans le financement des partis.
  • Accès aux médias: Garantir un accès aux médias égal à tous les acteurs politiques. Soutenir la croissance des médias indépendants et des radios communautaires pour promouvoir le pluralisme.
  • Réforme du secteur de la sécurité: Déboliquez la police et les militaires grâce à une formation professionnelle, une promotion basée sur le mérite et une surveillance parlementaire.

C. Revitaliser l’opposition

  • Renforcement des capacités: Fournir des protections juridiques et un financement public pour les partis d’opposition enregistrés. Faciliter les dialogues et les coalitions politiques.
  • Protection juridique: Faire respecter les lois contre le harcèlement politique, les détentions arbitraires et l’utilisation abusive du pouvoir judiciaire à des fins politiques.

D. Éducation civique et engagement

  • Intégration du curriculum: Introduire l’éducation civique dans les écoles pour favoriser les valeurs démocratiques dès le plus jeune âge.
  • Forums publics: Encouragez les débats, les mairies et les forums civiques à combler le fossé entre les citoyens et les décideurs.

V. Stratégie de mise en œuvre

Pour être efficaces, les réformes doivent être systématiques, transparentes et inclusives:

1. Processus de dialogue national

Faciliter un dialogue national inclusif et médié parmi les partis dirigeants et d’opposition, la société civile, les groupes de jeunes et les acteurs régionaux pour s’entendre sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles.

2. Examen constitutionnel

Établir une commission de révision constitutionnelle avec une représentation de plusieurs secteurs pour réévaluer les dispositions liées à la séparation des pouvoirs, du fédéralisme et de la réglementation des partis politiques.

3. Suivi et évaluation

Créez un Conseil indépendant de la réforme de la réforme, y compris les observateurs locaux et internationaux, pour suivre les progrès, identifier les revers et assurer la responsabilité.

Conclusion

L’Éthiopie se tient à un carrefour démocratique. La trajectoire actuelle du pouvoir centralisé, de la domination unique et de l’effondrement institutionnel n’est pas durable. Sans réforme urgente, le tissu social et l’avenir politique du pays restent en danger. Pourtant, la crise présente également une opportunité: une chance de réinventer une Éthiopie démocratique où les institutions fonctionnent indépendamment, les élections comptent et les dirigeants sont responsables du peuple. La réalisation de cela nécessitera le courage, le consensus et un engagement envers les valeurs démocratiques au-dessus de l’opportunité politique. Le moment d’agir est maintenant.

Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info

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