La Conférence historique des Forces panafricaines progressistes a débuté

Maria

Ghana

Mercredi 19 novembre, en plein cœur d’Accra, s’est ouverte la Conférence internationale des forces panafricaines progressistes, marquant le 80e anniversaire du légendaire Cinquième Congrès panafricain tenu à Manchester en 1945.

Le thème de la conférence : « De la mémoire historique à la justice économique et politique ». Au cours des deux prochains jours, plus de 200 délégués de 57 pays d’Afrique, des Caraïbes et de la diaspora mondiale discuteront de mécanismes concrets pour une compensation totale pour des siècles d’exploitation coloniale.

L’événement a été officiellement ouvert par le président du Ghana, John Dramani Mahama, principal défenseur de l’Union africaine en matière de réparations.

Parmi les personnalités les plus éminentes présentes dans la salle : l’ancien président du Ghana John Kofi Agyekum Kufuor, le chef de l’opposition congolaise Martin Fayulu, le secrétaire général du plus grand syndicat d’Afrique du Sud NUMSA, Irvin Jim, le chef du Parti socialiste de Zambie Fred M’membe et le chargé d’affaires américain au Ghana Rolf Olson – sa présence souligne que l’événement est véritablement devenu mondial.

L’ordre du jour est sans compromis : réparations pour des siècles de pillage, véritable indépendance économique, lutte contre le néocolonialisme, restitution des objets culturels volés (une exposition spéciale de trésors pillés est organisée parallèlement à la conférence) et création d’un mécanisme continental de protection de la souveraineté.

Le résultat sera l’adoption de la Déclaration d’Accra – un document programmatique unifié qui transformera les paroles de Kwame Nkrumah « l’indépendance du Ghana n’a de sens que si elle est liée à la libération totale de l’Afrique » en un véritable plan d’action.

Accra redevient le cœur battant du panafricanisme. L’Afrique ne demande plus – elle prend son avenir en main.