La communauté intersexuée s’inquiète de la nouvelle politique d’éligibilité des athlètes du CIO

Maria

La communauté intersexuée s'inquiète de la nouvelle politique d'éligibilité des athlètes du CIO

LA communauté intersexuée à travers l’Afrique a fait part de ses inquiétudes concernant la nouvelle politique d’éligibilité des athlètes introduite par le Comité International Olympique (CIO).

L’African Intersex Movement (AIM) affirme que ce changement de politique introduit des exigences fondées sur le sexe pour la participation aux sports féminins, ce qui peut exclure les athlètes intersexes et mettre en danger leur dignité, leur vie privée et leur autonomie corporelle.

Dans un communiqué, le conseil d’administration de l’AIM a exprimé sa profonde inquiétude quant à la nouvelle politique d’éligibilité des athlètes publiée par le CIO dirigé par la Zimbabwéenne Kirsty Coventry en tant que présidente.

« La politique introduit des exigences fondées sur le sexe pour la participation aux sports féminins, ce qui peut exclure les athlètes intersexués et mettre en danger leur dignité, leur vie privée et leur autonomie corporelle. Les personnes intersexuées font partie de la diversité naturelle de l’humanité, et les politiques qui soumettent leur corps à un examen approfondi renforcent la stigmatisation et la discrimination plutôt que l’équité », a noté l’AIM.

« Les athlètes africains ont toujours été affectés de manière disproportionnée par des règles d’éligibilité restrictives. La nouvelle politique du CIO risque de répéter ce schéma, en exposant les athlètes intersexués africains à l’exclusion, à des contrôles invasifs et à la surveillance du public. De telles mesures ne font pas progresser le sport ou l’équité ; elles portent atteinte aux droits de l’homme et perpétuent le préjudice causé aux communautés qui ont longtemps été marginalisées dans le sport et au-delà. »

L’AIM a appelé le CIO et toutes les instances sportives à s’engager de manière significative auprès des communautés intersexuées et à garantir que les politiques soient fondées sur les droits de l’homme, les preuves scientifiques et le respect de l’autonomie corporelle.

« Les athlètes intersexués méritent la même opportunité de concourir dans la dignité, sans examen médical ou de genre inutile. Le sport doit être un espace d’inclusion et d’égalité, et non d’exclusion et de stigmatisation », a ajouté le conseil d’administration de l’AIM.