La Commission éthiopienne des droits de l’homme appelle à une enquête approfondie

Maria

Ethiopian Human rights _ investigation

La Commission éthiopienne des droits de l’homme (EHRC) a demandé qu’une enquête approfondie soit menée et que les coupables soient tenus pour responsables des meurtres survenus dans les camps d’hébergement de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDI) dans une zone frontalière entre les régions de Somali et d’Oromia.

La Commission a également souligné la nécessité d’apporter des solutions durables aux victimes des affrontements entre les forces de sécurité des régions d’Oromia et de Somali.

Selon l’accord de Kampala, les forces de sécurité gouvernementales devraient s’abstenir de se livrer à des activités susceptibles de compromettre la sécurité des abris où se trouvent les personnes déplacées, a déclaré la Commission.

L’EHRC s’est dit préoccupé par les blessures subies par les personnes déplacées qui se sont également réfugiées dans la région, y compris les résidents locaux, lors de l’échange de tirs entre les forces de sécurité somaliennes et oromia dans la région frontalière des deux régions.

La Commission a indiqué qu’elle avait effectué une visite dans la région et dialogué avec des professionnels hospitaliers, des travailleurs des camps d’hébergement de Koloji, des forces de sécurité d’Oromia et de Somali, ainsi que des victimes de l’attaque survenue près de Babilie le 18 septembre 2023.

Bien que le conflit ait actuellement pris fin, au moins six personnes déplacées ont été tuées et plusieurs personnes ont été blessées. L’attaque a également entraîné des pertes en vies humaines et des blessures physiques parmi les civils résidant à proximité, a indiqué l’EHRC.

C’est pourquoi la Commission a appelé les deux régions à collaborer pour trouver une solution aux problèmes sous-jacents qui ont déclenché le conflit dans la région, garantissant ainsi la sécurité à long terme des résidents et des personnes déplacées.

La Commission a en outre souligné la nécessité pour les deux régions de travailler ensemble pour indemniser les victimes, enquêter et traduire en justice les responsables des dommages causés aux civils.

Le commissaire en chef adjoint de l’EHRC, Rakeb Mesele, a déclaré que les forces de sécurité du gouvernement auraient dû faire très attention à ne pas nuire aux civils pendant le conflit. Rakeb s’est dit préoccupé par « les meurtres et les blessures des personnes déplacées qui ont mené une vie difficile dans un camp d’hébergement ».

Rakeb Mesele, commissaire en chef adjoint de l’EHRC, s’est dit préoccupé par le fait que les forces de sécurité gouvernementales auraient dû faire preuve de prudence pour éviter de nuire aux civils pendant le conflit. Rakeb a souligné que « conformément à l’Accord de l’Union africaine sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées internes en Afrique (Accord de Kampala), les agences de sécurité gouvernementales devraient s’abstenir de toute activité susceptible de mettre en danger la sécurité des refuges où séjournent les personnes déplacées internes. »

Pendant ce temps, VoA Amharic Service a rapporté qu’environ 13 000 personnes vivaient dans des conditions difficiles au refuge Koloji au cours des sept dernières années. Eux, ceux qui ont été évacués du refuge, ont exprimé leur besoin d’être relocalisés vers d’autres zones de la région Somali. L’État régional somalien a révélé son intention de transformer le camp d’hébergement de Koloji pour personnes déplacées en une ville, selon VoA.