La Banque nationale éthiopienne constate des risques opérationnels dans le secteur bancaire

Maria

Le rapport sur la stabilité financière estime que les risques opérationnels pourraient augmenter à court et moyen termes en Éthiopie.

Toronto – La Banque nationale d’Éthiopie (NBE) a publié samedi son rapport sur la stabilité financière, axé sur la performance des banques et d’autres secteurs financiers.

Le rapport couvre la période de juillet 2023 à septembre 2024, visant à évaluer l’impact des récentes réformes macroéconomiques. Ces réformes comprennent la libéralisation du secteur bancaire et l’adoption d’un régime de change fondé sur le marché.

Selon le rapport, le secteur bancaire continue de dominer le paysage financier éthiopien, les banques représentant 96,1 % du total des actifs du secteur financier. Bien que cela soit attendu étant donné le court laps de temps des réformes, le rapport n’indique pas si le NBE s’attendait à un résultat différent.

La NBE a émis une évaluation largement positive de la performance du secteur bancaire au cours de la période, déclarant :

« Au cours de la période considérée, le secteur bancaire éthiopien est resté stable et résilient. »

Cependant, le rapport met également en garde contre les risques croissants qui pèsent sur le secteur financier en raison des « évolutions extérieures et intérieures ». Les facteurs spécifiques contribuant à ces risques sont détaillés dans le rapport complet lié par la NBE.

Risques de crédit et de liquidité

Le rapport fait état de conclusions favorables concernant les risques de crédit. Les tests de résistance suggèrent que les risques de crédit sont gérables, même en cas de chocs graves :

« Le risque de crédit est inférieur à ce que suggère une forte concentration du crédit, car les prêts au secteur privé sont relativement diversifiés. En outre, le test de résistance du risque de crédit montre que même un choc grave ne constituerait pas de menaces systémiques.

De même, le rapport souligne le « faible risque de liquidité » dans le secteur bancaire et sa résilience aux « chocs de liquidité à court terme ».

Les risques opérationnels posent des défis majeurs

Une préoccupation majeure identifiée dans le rapport concerne les risques opérationnels, que le NBE s’attend à augmenter à court et moyen terme. Les principaux facteurs de risque comprennent la fraude, « l’ingénierie sociale », les menaces internes et les vulnérabilités posées par les systèmes tiers.

Un incident majeur survenu dans le secteur bancaire au début de cette année semble souligner l’ampleur du risque. En mars, la Commercial Bank of Ethiopia (CBE) a connu une panne du système bancaire numérique qui a permis aux clients de retirer des fonds dépassant le solde de leurs comptes. Alors que la CBE a fait état de pertes d’environ 800 millions de birr éthiopiens, d’autres sources ont suggéré que les pertes pourraient atteindre 5 milliards de birr. L’incident, attribué à un problème système lors d’une mise à jour du système en ligne, a donné lieu à une enquête des autorités gouvernementales, dont le résultat a été plutôt flou.

Mesures d’atténuation

La NBE a donné des directives aux banques pour « réduire les risques observés » et renforcer les garanties opérationnelles.

Une version détaillée du rapport sur la stabilité financière est disponible ici.

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