« Imparfait et inadéquat » – Le syndicat des enseignants rejette le projet d’examens ZIMSEC obligatoires

Maria

« Imparfait et inadéquat » - Le syndicat des enseignants rejette le projet d'examens ZIMSEC obligatoires

Le Syndicat fusionné des enseignants ruraux du Zimbabwe (ARTUZ) a condamné le projet du gouvernement visant à rendre les examens ZIMSEC obligatoires à partir de 2027, le qualifiant d’« inadéquat et structurellement défectueux ».

Cela fait suite à une récente directive du ministre de l’Éducation, Torerayi Moyo.

Les écoles sont cependant toujours autorisées à proposer les examens de Cambridge internationalement reconnus, mais devront demander l’autorisation et démontrer comment leurs apprenants peuvent gérer les deux programmes sans compromettre leurs performances.

Dans un communiqué, le syndicat a déclaré que l’éducation doit fonctionner comme un égaliseur social et non comme un mécanisme de reproduction des inégalités.

«Le fait de continuer à permettre aux écoles, en particulier aux établissements privés d’élite et urbains, de proposer le Cambridge Assessment International Education aux côtés du ZIMSEC, renforce un double système qui a historiquement défavorisé les apprenants et les écoles sous-financées.

« Cet arrangement entretient un ordre éducatif inégal dans lequel les privilégiés accèdent à des qualifications reconnues au niveau international, alors que la majorité est confinée dans un système national sous-financé.

« Une politique ZIMSEC obligatoire qui permet une priorisation parallèle des examens de Cambridge entraînera simplement une conformité sur papier tout en reproduisant le privilège dans la réalité.

« Les écoles peuvent inscrire des apprenants au ZIMSEC mais continuent à investir pédagogiquement et matériellement à Cambridge, réduisant ainsi le ZIMSEC à un exercice secondaire et symbolique », peut-on lire dans le communiqué.

ARTUZ exige que ZIMSEC devienne la qualification principale pour tous les apprenants.

« Le ZIMSEC doit être le système d’examen primaire et obligatoire pour chaque apprenant au Zimbabwe, quel que soit son milieu socio-économique ou son type d’école. »