- Ibrahim Mwiti a été retrouvé mort dans une morgue de Thika quelques jours après avoir été porté disparu et ses recherches se sont révélées vaines.
- La police a révélé qu’il avait été tué par un véhicule avec délit de fuite alors qu’il conduisait une moto de location le long de Thika Road.
- Les autorités ont exhorté les médias et le public à cesser de diffuser des informations trompeuses susceptibles de provoquer des troubles.
Nancy Odindo, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique, de l’actualité et des reportages dans les médias numériques et imprimés au Kenya.
Nairobi – La famille d’Ibrahim Hilal Mwiti a eu le cœur brisé après avoir découvert son proche disparu quelques jours après sa disparition.
Les Kenyans ont partagé le chagrin de la famille, les premiers rapports alléguant que Mwiti, soupçonné d’être un militant, avait été enlevé avant sa mort subite, selon la police.
Qu’a dit la police à propos de la mort d’Ibrahim Mwiti ?
Cependant, suite à l’enterrement de Mwiti, le vendredi 3 janvier, le Service National de la Police (NPS) a fourni des détails clarifiant les circonstances de sa mort tragique.
Selon la police, Mwiti a été mortellement heurté par un véhicule avec délit de fuite alors qu’il conduisait une moto de location le long de l’autoroute Thika, près du centre commercial Spur.
« Son corps a notamment été découvert le 12 novembre 2024, après minuit, par la police de la circulation de Juja après qu’il ait été mortellement renversé par un véhicule avec délit de fuite alors qu’il conduisait une moto de location immatriculée n° KMFG 807C dans la zone de Spur Mall le long de la route. Thika Super Highway », a déclaré le NPS dans un communiqué.
Les autorités chargées de l’application des lois ont révélé que le corps de Mwiti, qui portait des blessures visibles à la tête, avait été découvert par la police routière de Juja peu après minuit le 12 novembre 2024.
Sans aucun document d’identification sur les lieux, le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital général de Kago comme non identifié, et la moto a été sécurisée au bureau de la circulation de Juja.
L’analyse des empreintes digitales effectuée par le Bureau national d’enregistrement a identifié positivement le défunt le 21 novembre 2024. Le corps a ensuite été déposé au cimetière musulman de Lang’ata.
« Le corps a été enterré au cimetière musulman de Lang’ata le 3 janvier 2025. La mère a enregistré sa déclaration officielle auprès de la DCI le 4 janvier 2025 et a déclaré qu’Ibrahim n’était pas un militant », ajoute le communiqué.
Le NPS a exhorté les médias et le public à s’abstenir de diffuser des informations non vérifiées ou trompeuses qui pourraient inciter à des troubles publics. Ils ont également réitéré leur engagement à servir et à protéger tous les Kenyans.
Des groupes de pression veulent que la CPI enquête sur les cas d’enlèvements
Par ailleurs, deux groupes de pression ont demandé au procureur général Dorcas Oduor d’inviter la CPI à enquêter sur l’augmentation des cas d’enlèvements dans le pays.
L’avocat chevronné John Khaminwa, représentant l’un des groupes, a affirmé que le gouvernement ne pouvait pas enquêter sur ces affaires, la police étant le principal suspect.
Khaminwa a en outre affirmé que les Kenyans avaient perdu confiance dans la police et qu’ils ne croiraient donc pas leurs conclusions.






