Le Gender Centre for Empowering Development (GenCED), en collaboration avec le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL), a mené un examen post-électoral pour évaluer l’impact, les défis et les opportunités de la participation des femmes aux élections de 2024.
Le forum a également exploré des recommandations concrètes pour améliorer la représentation des femmes dans les futurs processus politiques.
L’événement a rassemblé les principales parties prenantes pour réfléchir aux expériences des candidates, des électrices et d’autres participants au processus électoral. Les discussions ont porté sur les obstacles à la participation des femmes, les stratégies visant à autonomiser les femmes politiques et la promotion de politiques électorales sensibles au genre.
Surveillance électorale sensible au genre
S’exprimant lors du forum, Gifty Ofori, responsable des programmes/suivi et évaluation chez GenCED, a souligné l’importance d’évaluer la représentation des femmes lors des élections de 2024.
Elle a noté que GenCED a déployé 230 observateurs électoraux pour une évaluation sensible au genre, identifiant des problèmes clés tels que la violence électorale, les problèmes d’accessibilité, l’inscription limitée des électeurs, la représentation dans les médias et les contraintes financières auxquelles sont confrontées les candidates.
Malgré la promesse manifeste du président John Mahama d’une représentation féminine de 30 % dans la gouvernance, les nominations ministérielles actuelles ne s’élèvent qu’à 16,7 %.
Ofori a souligné la nécessité d’une action positive, d’une sensibilisation du public et d’une responsabilité gouvernementale pour garantir la participation effective des femmes au leadership et à la gouvernance.
L’engagement du Canada envers l’inclusion des genres
Emmanuel Opoku, responsable politique au Haut-commissariat du Canada au Ghana, a félicité GenCED et ses partenaires pour leurs efforts visant à promouvoir une participation inclusive aux élections.
« Même si les élections n’ont pas permis d’atteindre la représentation souhaitée de 30 % pour les femmes au Parlement, les progrès réalisés n’auraient pas été possibles sans vos efforts passionnés et collaboratifs », a-t-il noté.
Opoku a souligné l’élection historique de SE Prof. Nana Jane Opoku-Agyemang en tant que première femme vice-présidente du Ghana, la décrivant comme une étape importante pour la représentation politique des femmes et la démocratie du pays.
Il a réaffirmé l’engagement du Canada à soutenir les initiatives qui font progresser la participation politique des femmes et préviennent la violence et la discrimination fondées sur le sexe.
Par l’intermédiaire du FCIL, le Haut-commissariat du Canada a soutenu GenCED dans la promotion de l’engagement politique des femmes et la garantie d’un processus électoral plus sûr.
Une initiative clé a été la création d’une salle de crise pour les femmes, qui a déployé 240 observateurs dans les 16 régions du Ghana. Cette initiative a permis de détecter et de prévenir les incidents de violence, de discrimination et d’exclusion basés sur le genre le jour du scrutin.
Un appel à l’action
Opoku a souligné l’importance d’une gouvernance inclusive, déclarant que la participation des femmes, des jeunes, des personnes handicapées et des groupes marginalisés est cruciale pour des démocraties fortes et une paix durable.
« Nous savons que la participation politique des femmes entraîne des gains tangibles pour la démocratie, notamment une plus grande réactivité aux besoins des citoyens, une coopération accrue entre les partis et la priorisation de domaines de développement clés tels que la santé et l’éducation », a-t-il déclaré.
Il s’est dit optimiste quant au fait que les informations recueillies grâce aux efforts d’observation des élections de GenCED contribueraient à des discussions fondées sur des données et à des recommandations efficaces pour accroître la représentation des femmes dans la gouvernance.
Le directeur de Care Ghana appelle à des réformes électorales pour renforcer la démocratie






