Didacus Malowa, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Nairobi – Le directeur des poursuites publiques (DPP) a ordonné une enquête immédiate sur la découverte de corps dans la décharge de Kware près de Mukuru kwa Njenga.
Dans une déclaration faite vendredi 13 juillet, le DPP Renson Ingonga a déclaré qu’il était profondément préoccupé par cette découverte.
Ingonga a déclaré que cette découverte indiquait une grave violation des droits de l’homme, étant donné que la décharge est située à quelques mètres d’un poste de police.
Le DPP a ordonné au bureau de l’inspecteur général de la police d’ouvrir une enquête et de donner son avis sur les conclusions avant l’expiration d’un délai de 21 jours.
« Conformément à l’article 157 (4) de la Constitution, le DPP a demandé au Bureau de l’Inspecteur général du Service national de police de mener une enquête approfondie et de transmettre le dossier qui en résulte pour examen dans un délai de vingt et un (21) jours », peut-on lire en partie dans la déclaration.
Quel est le plaidoyer du DPP auprès des Kenyans ?
Le DPP a exhorté diverses agences, dont la Commission nationale kenyane des droits de l’homme (KNHCR) et l’Autorité indépendante de surveillance et de police (IPOA), à accélérer l’enquête sur les excès présumés de la police.
Ingonga a ordonné aux groupes susmentionnés de soumettre systématiquement des rapports à l’ODPP pour examen tous les sept jours.
Il a exhorté les Kenyans à fournir des informations sur les atrocités présumées, ajoutant que les organes compétents prendraient en compte leurs préoccupations en tant que témoins.
« Les organisations de la société civile et toute personne disposant d’informations susceptibles d’aider les autorités chargées de l’enquête dans ces affaires sont invitées à coopérer avec le gouvernement pour aider à traduire les auteurs en justice. Ce bureau travaillera également sans relâche avec les agences gouvernementales compétentes pour répondre aux préoccupations des témoins, notamment en matière de sécurité », a-t-il ajouté.
Pourquoi l’IPOA rencontre des difficultés
Ailleurs, l’IPOA a déclaré avoir rencontré des difficultés pour accéder aux victimes d’enlèvements lors des manifestations contre le projet de loi de finances 2024, notamment Gabriel Oguda et l’influenceur Kelvin Monari.
L’autorité a déclaré avoir enregistré 10 plaintes liées à des arrestations illégales, des enlèvements et des disparitions, avec des enquêtes à différents stades.
L’IPOA a exhorté les témoins oculaires à fournir des informations, notamment des images de vidéosurveillance, pour aider à son enquête sur ces incidents.
Ils ont souligné leur indépendance et leur engagement en faveur d’enquêtes impartiales, équitables et neutres, en encourageant les signalements anonymes via leur ligne téléphonique gratuite.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






