Kai Eli, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Traduction en français : Les enquêteurs de l’État arrêtent un homme soupçonné d’avoir participé au meurtre odieux de sa femme.
Francis Mwangi a été appréhendé par des détectives de la Direction des enquêtes criminelles (DCI), qui enquêtaient sur les circonstances dans lesquelles sa femme est décédée.
Que montrent les images de vidéosurveillance de l’enquête sur le meurtre de Rael Biwott ?
Rael Biwott, 44 ans, a été retrouvée assassinée le 24 juin ; son corps découpé avait été caché dans un sac isolé sur des routes accidentées des comtés de Nandi et d’Uasin Gishu.
Les détectives ont trouvé des images de vidéosurveillance montrant Mwangi et Rael passer des moments ensemble avant qu’elle ne disparaisse et ne soit retrouvée morte plus tard.
« En enquêtant sur l’affaire, les détectives conjointement avec leurs homologues de Kapseret ont jusqu’à présent établi que la défunte a quitté son lieu de travail quelques minutes avant 19 heures en compagnie de son mari le 22 juin, et contrairement au témoignage du suspect selon lequel ils sont montés à bord d’une maison matatu, les images de vidéosurveillance obtenues ont confirmé qu’ils sont partis dans une Toyota Succeed louée par le mari. La femme n’est jamais arrivée à la maison », peut-on lire dans un rapport de police.
Les preuves des caméras de surveillance contredisent le récit antérieur de Mwangi à la police selon lequel Rael avait disparu après avoir partagé le petit-déjeuner avec lui le 23 juin ; il a déposé un rapport de disparition au poste de police d’Eldoret.
Rapport d’autopsie obtenu par le DCI dans l’enquête sur le meurtre de Rael Biwott
Il a été arrêté avec un complice en raison des divergences entre leurs récits et celui de la police après leurs premières constatations.
Un rapport d’autopsie réalisé en présence du mari de la défunte, d’autres membres de la famille et de deux avocats a indiqué qu’elle avait subi de graves blessures au cou et un traumatisme contondant à la tête.
Les deux hommes ont été traduits en justice à Eldoret, et le tribunal a délivré aux détectives des ordonnances de détention pour terminer leurs enquêtes.
Les parties du corps démembrées de Rael ont été retrouvées dispersées à divers endroits dans les comtés d’Uasin Gishu et de Nandi.
Le 24 juin, des pièces dans un sac ont été retrouvées près d’une route dans le village de Kapsilegaa à Nandi.
Un autre ensemble (tête et membres supérieurs) a été découvert au bord d’une route dans le village de Lamaiywet à Uasin Gishu.
Le 27 juin, les parties restantes, qui comprenaient ses jambes et ses parties internes, ont été découvertes dans un sac en polyéthylène transparent à côté d’une route du village de Mutwot à Nandi.
Selon certaines rumeurs, la mort cruelle de Raël pourrait être un crime passionnel.
Féminicides au Kenya
Cela s’ajouterait donc à la multiplication des cas de féminicides, en constante augmentation dans le pays depuis le début de l’année.
Rien qu’en janvier, au moins 14 femmes ont été tuées par leur partenaire. Ces cas sont devenus si fréquents qu’ils ont suscité des réactions de tous bords.
Le chef de l’opposition kenyane, Raila Odinga, faisait partie des personnes préoccupées.
Il a appelé les agences de sécurité du gouvernement à prendre les mesures appropriées.
Le vétéran de la politique a suggéré que les meurtres ne pouvaient être justifiés par aucune excuse, ajoutant que les tragédies répondaient à la description d’une urgence nationale.
Les données d’Amnesty International montrent que plus de 500 cas de féminicide ont été signalés au Kenya depuis 2017.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






