Comment le Parti de la Prospérité reflète l’héritage raté de l’EPRDF dans la région Somali

Maria

Les points de vue, déclarations et opinions contenus dans l’article reflètent ceux de l’auteur, PAS ceux de Togolais.info.

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Par Mohamed Omer

La région Somali est depuis longtemps un champ de bataille d’exploitation politique et de privation de droits. Sous l’ancien régime de l’EPRDF, les habitants de cette région étaient traités avec un mépris flagrant, parqués dans des camps comme s’il s’agissait de bétail. Ces camps, avec des gardes placés aux portes, étaient tenus par des agents fidèles au régime triés sur le volet. Ces agents, comme des chiens de garde, ont veillé à ce que l’EPRDF puisse contrôler et exploiter la population en toute impunité, sans se soucier de la terre ni de ses habitants. Le sort de la région n’a pas été scellé par sa propre population mais par ceux qui ont profité de son asservissement.

Avance rapide jusqu’à aujourd’hui, et on pourrait penser que de telles tactiques d’oppression sont devenues une relique du passé. Cependant, le Parti de la prospérité (PP), l’actuel parti au pouvoir, semble déterminé à perpétuer cet héritage. Ce que l’EPRDF a fait autrefois à notre peuple – en l’emprisonnant sous couvert de protection et de développement – ​​le PP l’a maintenant reproduit, mais cette fois-ci, il a confié le contrôle à un petit groupe d’ONG importées de l’étranger. Ces agents étrangers opèrent désormais avec la même impunité, contrôlant le discours et gardant la population réduite au silence, un peu comme avant. Les chiens de garde sont toujours assis aux portes, prêts à se jeter sur toute voix dissidente, garantissant que personne n’ose remettre en question l’autorité qui les opprime.

Ce cycle d’exploitation ne peut pas continuer. Les habitants de cette région ne sont pas aveugles à ce qui se passe. Ils ont perdu espoir dans le Parti de la Prospérité et le PP doit se rendre compte que le peuple est à bout de patience. La question est : qu’attend PP ? Attendent-ils que le peuple, poussé par la frustration, prenne des mesures désespérées ? Ce n’est un secret pour personne que la paix et la stabilité de cette région dépendent en grande partie de la bonne volonté de ses habitants, mais pendant combien de temps pourra-t-on s’attendre à ce qu’ils sauvegardent une paix qui ne sert que les intérêts de leurs oppresseurs ?

L’absence d’un gouvernement légitime et représentatif qui reflète véritablement la volonté du peuple est flagrante. La région Somali s’est vu refuser le droit de choisir son destin. Au lieu de cela, il a été soumis à un régime qui donne la priorité au contrôle plutôt qu’au progrès, et à l’exploitation plutôt qu’à l’autonomisation. Et combien de temps encore les gens pourront-ils supporter cela ?

La frustration qui bouillonne sous la surface est palpable. Sans gouvernement pour les représenter, sans leadership pour défendre leurs besoins et sans fin en vue des politiques d’oppression, la population de la région Somali approche rapidement d’un point de rupture. La mauvaise gestion politique de la région, associée à la poursuite par le Parti de la prospérité des tactiques inefficaces de l’EPRDF, a créé un environnement de désespoir et de ressentiment.

Dans une région connue depuis longtemps pour sa résilience, la patience de la population est à bout. Combien de temps encore le peuple tolérera-t-il l’oppression, l’exploitation et l’échec politique qui sont devenus sa réalité quotidienne ? Le Parti de la prospérité ferait bien d’en tenir compte. Le vent du changement souffle et les habitants de la région Somali ne resteront pas éternellement réduits au silence.

Il ne s’agit pas seulement d’un plaidoyer pour la justice ; c’est un avertissement. Les habitants de cette région méritent un gouvernement qui les sert, qui écoute leurs préoccupations et qui reflète leurs aspirations. Le temps de la manipulation et de l’exploitation politiques est révolu depuis longtemps. Il est temps d’instaurer une véritable représentation, un leadership qui responsabilise plutôt qu’opprime.

L’avenir de la région Somali est entre les mains de sa population, et elle est prête au changement.

Note de l’éditeur : les opinions exprimées dans l’article ne reflètent pas nécessairement celles de Togolais.info

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