Faith Chandianya, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
Le conflit entre les journalistes qui couvrent des sujets d’intérêt public et le personnel de sécurité semble loin d’être terminé.
Cela s’est produit après que les services de sécurité du président William Ruto ont tenté d’empêcher les journalistes de le couvrir lors de la vente aux enchères de chèvres de Kimalel, le mardi 17 décembre.
Les journalistes ont-ils été harcelés aux enchères de Kimalel ?
Dans des vidéos visionnées par Togolais.info, la vente aux enchères de chèvres de Kimalel était fortement gardée par le personnel de sécurité en raison de la présence du chef de l’État.
Les journalistes présents sur place, qui s’efforçaient de tenir les Kenyans informés, ont eu beaucoup de mal à couvrir l’événement.
Dans un cas, un journaliste tenant sa caméra a été bousculé par un agent de sécurité alors qu’il couvrait l’événement.
Le personnel de sécurité a été vu s’approcher d’autres journalistes tenant des caméras et les éloigner de la zone où se trouvait le président.
Un détective de la DCI agresse un journaliste de Citizen TV
L’incident survient quelques jours après que les tensions se soient intensifiées devant le siège de la Direction des enquêtes criminelles (DCI), sur Kiambu Road, où un détective aurait agressé la journaliste de Citizen TV, Agnes Oloo.
L’incident s’est produit avant l’arrivée du sénateur de Kiambu, Karungo Thang’wa, qui a été convoqué pour un interrogatoire concernant le chaos des funérailles de Limuru.
La zone était fortement gardée, avec des canons à eau stationnés à l’extérieur du bâtiment Mazingira alors que les autorités se préparaient à d’éventuels troubles.
Dans une vidéo largement partagée en ligne, un homme soupçonné d’être un officier de la DCI est vu en train de confronter Oloo et de lui demander sa caméra alors qu’elle se prépare à enregistrer l’arrivée de Thang’wa.
La vidéo montre également la journaliste plaidant auprès du détective, qui a insisté pour lui prendre son matériel avant de la forcer à partir.
Les images montrent Oloo suppliant le policier, qui a tenté à plusieurs reprises de confisquer son appareil photo, menaçant de le casser.
La journaliste a momentanément reculé mais a repris ses fonctions à une distance plus sûre, sans se laisser décourager par les intimidations.






