Jacob Zuma a été libéré le mois dernier après être retourné au centre correctionnel d’Estcourt pendant seulement deux heures après avoir été condamné par le tribunal à purger sa peine pour outrage au tribunal, pour laquelle il avait auparavant été libéré pour raisons médicales.
Le président Cyril Ramaphosa s’est adressé à l’Assemblée nationale lors de sa séance de questions et réponses au Parlement le 5 septembre 2023. Photo : @PresidencyZA/X
LE CAP – Le président Cyril Ramaphosa a défendu la libération de son prédécesseur, Jacob Zuma, en utilisant ses pouvoirs présidentiels pour remettre la peine de Zuma.
Mardi après-midi, lors de l’heure des questions au président à l’Assemblée nationale, le chef de l’Alliance démocratique (DA), John Steenhuisen, a accusé le Congrès national africain (ANC) de snober une fois de plus l’État de droit.
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Zuma a été libéré le mois dernier après être retourné au centre correctionnel d’Estcourt pendant seulement deux heures après avoir été condamné par le tribunal à purger sa peine pour outrage au tribunal, pour laquelle il avait auparavant été libéré pour raisons médicales.
La disposition constitutionnelle utilisée pour libérer Zuma bénéficiera à plus de 9 000 criminels.
« Environ 6 500 de ces criminels retourneront à la criminalité et vous le savez. Pensez-vous, Monsieur le Président, que des citoyens innocents vont désormais souffrir, simplement parce que vous faites passer une fois de plus les intérêts de l’ANC avant l’État de droit ? »
Ramaphosa a été sec dans sa réponse, affirmant qu’il n’avait rien fait de fâcheux.
« Cela n’était pas contraire à notre Constitution, c’était tout à fait conforme à ce que dit notre Constitution. »






