La protectrice du citoyen Busisiwe Mkhwebane, qui a été suspendue dans l’attente du résultat d’une audience, est revenue à son bureau mardi matin malgré les recommandations de l’enquête selon lesquelles elle n’est pas apte à exercer ses fonctions.
Le protecteur public suspendu Busisiwe Mkhwebane devant le siège social du protecteur public à Pretoria le 5 septembre 2023. Photo : Jacques Nelles/Eyewitness News
LE CAP – La protectrice publique Busisiwe Mkhwebane, en difficulté, a quitté son bureau mardi et est rentrée chez elle parce qu’elle ne bénéficie pas de la protection de l’État.
Mkhwebane, qui a été suspendue dans l’attente du résultat d’une audience, est retournée à son bureau mardi matin malgré les recommandations de l’enquête selon lesquelles elle n’est pas apte à exercer ses fonctions.
Elle a confirmé avoir reçu mardi matin une lettre du président Cyril Ramaphosa l’informant qu’elle avait mal interprété la date à laquelle elle pourrait reprendre ses fonctions.
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Mais Mkhwebane insiste sur le fait qu’elle reste la tête légitime de l’institution du Chapitre 9 après la conclusion de l’audience de lundi.
« Je disais donc au président que ce qu’il a dit dans la lettre est totalement différent de ce que disait l’audience présidentielle parce que l’enquête est terminée. »
Cependant, bien que Mkhwebane insiste sur le fait qu’elle peut toujours exercer ses fonctions en attendant le résultat de l’audience, elle a déclaré aux médias qu’elle avait été informée qu’elle ne bénéficierait pas de la protection de l’État.
« Je suis ici juste pour dire que je rentre chez moi parce qu’on m’a dit que je ne suis sous aucune protection et que s’il m’arrive quelque chose, la police ne me protégera pas. »
Mkhwebane a déclaré qu’elle allait maintenant s’occuper du rapport d’enquête, qui, selon elle, était criblé d’irrégularités.






