L’ex-ministre Mupfumira, accusé de fraude, rebondit en tant que sénateur du Zanu-PF

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Fraud accused ex-minister Mupfumira bounces back as Zanu PF Senator

Par James Muonwa l Correspondant du Mashonaland Ouest


L’ANCIENNE ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, Priscah Mupfumira, accusée d’avoir saigné plus de 95 millions de dollars de l’Autorité nationale de sécurité sociale (NSSA), a décroché l’un des quatre postes sénatoriaux du Zanu PF suite à la victoire catégorique du parti dans la province du Mashonaland Ouest.

Elle a occupé le même poste à la Chambre haute du Parlement précédent, mais ses détracteurs ont tenté avec fougue de lui interdire de se présenter aux primaires afin de figurer sur la liste du parti.

Les autres sénateurs du Zanu PF Mashonaland West sont Christopher Mutsvangwa, membre du Politburo et porte-parole du parti, Lydia Tsomondo et James Gumbo, qui fait un autre retour.

Le Zanu-PF a remporté 16 sièges parlementaires contre six pour la Coalition des citoyens pour le changement (CCC), un parti d’opposition, dans toute la province.

Suite au total des votes exprimés, le CCC s’est vu attribuer proportionnellement deux sièges qui seront occupés par le rédacteur en chef Matamisa et le président provincial par intérim du parti, Ralph Magunje.

En août 2019, Mnangagwa a limogé Mupfumira, alors ministre de l’Environnement, du Tourisme et de l’Hôtellerie, du Cabinet, faisant face à une série d’accusations d’abus criminel impliquant 95 millions de dollars de fonds de la NSSA.

Elle a également fait face à deux accusations après que la Commission anti-corruption du Zimbabwe (ZACC) aurait établi qu’elle était impliquée dans du blanchiment d’argent et aurait ordonné frauduleusement à des sociétés, notamment Drawcard Enterprises (Private) Limited, de traiter avec la NSSA pour transférer de l’argent sur son compte bancaire personnel.

Les juges d’appel de la Haute Cour, les juges Benjamin Chikowero et Rodgers Manyangadze, ont rejeté plus tôt cette année un appel de l’ancienne ministre, qui contestait la décision du tribunal inférieur de rejeter sa demande de libération à l’issue du procès de l’État.

Sa demande de libération a été rejetée par le magistrat Ngoni Nduna.

Lésée par cette décision, Mupfumira a porté l’affaire devant la Haute Cour pour contester la décision de Nduna.

Mais la Haute Cour a jugé qu’il n’y avait aucune raison d’interférer avec la décision du tribunal inférieur.

Le tribunal inférieur a statué que Mupfumira avait une affaire à répondre et que l’affaire était toujours pendante.