La SAFA se prépare aux prochaines élections à la direction

Maria

La SAFA se prépare aux prochaines élections à la direction

Le football sud-africain se trouve à un carrefour critique à seulement 14 jours du congrès électif de la Fédération sud-africaine de football (SAFA), le 12 septembre.

Ces dernières semaines mouvementées pour l’association sont devenues l’une des élections présidentielles les plus surveillées de l’histoire récente de la SAFA.

La semaine a débuté sur fond d’incertitude autour du sélectionneur des Bafana Bafana. Près de trois semaines avant que l’Afrique du Sud ne débute sa campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027, il n’y a toujours pas d’entraîneur confirmé.

Pitso Mosimane a été retenu pour ce poste au cours du premier week-end d’août, mais aucun accord n’a été trouvé. Les négociations auraient porté sur les salaires, le package global ainsi que la composition et la rémunération du staff technique.

Mosimane est cependant resté largement silencieux dans l’espace public, choisissant de ne pas donner publiquement sa version des événements.

Cette incertitude s’est développée parallèlement à une tempête bien plus importante qui a englouti SAFA.

La semaine dernière, le ministre des Sports Gayton McKenzie a publiquement exprimé sa frustration à l’égard de l’association, affirmant que la SAFA l’avait humilié. Le ministre s’est interrogé sur la façon dont les ressources mises à la disposition du football étaient utilisées et a de nouveau soulevé le problème de longue date de la technologie de l’arbitrage vidéo assisté (VAR), dont le football sud-africain discute depuis plusieurs saisons mais n’a pas encore été mis en œuvre.

Puis vint mardi.

La SAFA a comparu devant la commission du portefeuille du sport, des arts et de la culture du Parlement, où l’association a été confrontée à des questions sur plusieurs problèmes affectant le football sud-africain.

L’apparition n’a pas contribué à régler les choses.

Le PDG de SAFA, Dennis Mumble, a été confronté aux questions du comité, mais les réponses de l’association n’ont pas réussi à satisfaire les membres du comité du portefeuille.

La commission s’est également concentrée sur l’absence du président de la SAFA, le Dr Danny Jordaan.

Jordaan avait été appelé à comparaître au sein de la délégation SAFA devant le Parlement. Au cours de l’audience, il a été indiqué qu’il avait envoyé un SMS indiquant qu’il se trouvait chez le médecin et qu’il ne pouvait donc pas assister à la réunion.

Le comité a ensuite clairement indiqué qu’il s’attendait à ce que les dirigeants de la SAFA, en particulier son comité exécutif, soient représentés à la réunion.

Une lettre lue au cours des travaux parlementaires précisait qui avait été invité et indiquait que la commission souhaitait que des membres du COEX de la SAFA comparaissent. Au lieu de cela, la délégation de la SAFA comprenait le PDG, un membre du NEC et du personnel administratif.

Cela est devenu un point de frustration majeur pour le président de la commission, qui est allé jusqu’à lire les noms de ceux qui avaient été invités au Parlement.

La question n’était pas simplement de savoir qui avait comparu devant la commission, mais plutôt de savoir si la SAFA avait envoyé le niveau de leadership que le Parlement avait spécifiquement demandé.

Mercredi, le débat avait dépassé le cadre du Parlement et s’était étendu à la communauté du football au sens large.

L’ancien PDG de la SAFA, Dennis Mumble, s’est exprimé sur Marawa Sports Worldwide en 947, offrant son point de vue sur les problèmes auxquels l’association est confrontée.

Le vice-président de la SAFA, Bennett Bailey, est également apparu sur Marawa Sports Worldwide en 947, où il a appelé au report des prochaines élections.

Ces apparitions ont ajouté une nouvelle couche à un débat déjà intense autour de la direction, de la gouvernance et du calendrier du congrès électif de la SAFA.

Jeudi, un autre développement important a eu lieu lorsque le président de la SAFA, le Dr Danny Jordaan, a comparu devant le tribunal de première instance de Palm Ridge. Son affaire a été reportée au 27 novembre.

Sa comparution devant le tribunal a eu lieu quelques jours seulement avant la date limite des élections et a ajouté un examen plus approfondi à une semaine difficile pour les dirigeants de la SAFA.

Et puis est survenu le développement de vendredi qui pourrait avoir les plus grandes implications pour l’avenir immédiat de l’association.

Le comité de gouvernance de la SAFA a confirmé que seuls deux candidats avaient été nommés à la présidence et que tous deux avaient été jugés éligibles pour se présenter à l’élection.

Il s’agit donc officiellement d’une compétition à deux entre le président sortant Danny Jordaan et le président d’AmaZulu, Sandile Zungu.

Pour Jordaan, cela pourrait s’avérer être l’une des batailles électorales les plus difficiles de sa longue carrière dans le football sud-africain.

La candidature de Zungu avait initialement suscité des questions quant à son éligibilité, mais ces inquiétudes ont maintenant été dissipées par le processus de sélection du Comité de gouvernance.

L’attention se porte désormais sur les deux prochaines semaines.

Monde Montsioa, ancien membre suspendu du SAFA NEC, a déjà affirmé sur les réseaux sociaux que certaines personnes étaient réticentes à soutenir Zungu parce qu’elles craignaient ouvertement des mesures disciplinaires ou une suspension. Il a également soulevé des questions sur le déroulement des élections dans plusieurs régions SAFA.

Ces affirmations restent des allégations et devraient être étayées, mais elles soulignent l’atmosphère de plus en plus tendue qui entoure l’élection.

Des appels à l’intervention se sont également multipliés de la part de divers milieux, notamment de la Confédération sud-africaine des sports et du Comité olympique (SASCOC). En revanche, certaines voix ont appelé à une implication de la FIFA.

La question est désormais de savoir si les 14 prochains jours mèneront le football sud-africain vers des élections ou si elles produiront encore plus de turbulences avant l’arrivée des délégués au Congrès électif du 12 septembre.

Pour la première fois depuis plusieurs années, la présidence de la SAFA apparaît véritablement contestée.

Jordaan occupe depuis des années l’un des postes les plus puissants du football sud-africain. Pourtant, Zungu a maintenant l’opportunité de contester cette domination à un moment où la SAFA est confrontée à des questions sur son leadership, sa gouvernance, la situation d’entraîneur des Bafana Bafana, le VAR, ses relations avec le gouvernement et la crédibilité de ses processus électoraux.

Deux semaines, c’est long dans le football.

Et alors que le football sud-africain est déjà scruté à la loupe, la route vers le 12 septembre s’annonce tout sauf tranquille.