Le Mouvement Démocratique Orange (ODM) a publiquement condamné les violences qui ont éclaté lors d’un rassemblement du caucus politique de Linda Mwananchi à Homa Bay le dimanche 16 août 2026, publiant une liste détaillée de 24 civils et 10 membres du personnel de sécurité qui ont été blessés lors de l’incident.
La secrétaire générale de l’ODM, Catherine Omanyo, députée, a publié une déclaration mardi 18 août confirmant que le chauffeur de police, l’agent Jim Richardson Okundi, a été tué pendant le chaos.
« Nous condamnons fermement les actes de hooliganisme, de brutalité et de violence observés lors de cet incident, qui a tragiquement entraîné des pertes de vies, des blessés et des destructions de biens », a déclaré Omanyo.
Qui a été blessé dans le chaos de Homa Bay ?
Plusieurs civils ont été blessés par balle, notamment George Opinde, Tony Onyango, John Philip, Kevin Ochieng, David Ochieng et Fredrick Ocholla.
D’autres ont subi des fractures et des coupures. Dix agents de sécurité, dont Fredrick Ombaka, le caporal Leonard Wanjala, chauffeur de police, Benard Odundo et Geoffrey Kebenei, ont également été répertoriés comme blessés.
La direction du parti a exprimé sa plus profonde sympathie aux personnes blessées et à leurs familles « pour ce qu’elles ont vécu soit dans l’exercice de leurs fonctions, soit en vaquant paisiblement à leurs occupations quotidiennes ».
La condamnation des violences par l’ODM
« Aucun rassemblement politique, quels que soient ses organisateurs, ses objectifs ou son message, ne devrait devenir une occasion de violence, d’intimidation ou de perturbation des droits et des moyens de subsistance des citoyens », indique le communiqué d’Omanyo.
Le parti a appelé les agences de sécurité et d’enquête à mener une enquête rapide et impartiale sur les circonstances de ces violences, soulignant que les responsables doivent être tenus pour responsables quelle que soit leur affiliation politique.
L’ODM a également mis en garde contre la punition collective de citoyens innocents et a exhorté toutes les formations politiques à faire preuve de retenue alors que l’activité politique s’intensifie à travers le pays.
« L’ODM ne soutiendra, n’encouragera ni ne tolérera jamais la violence comme moyen d’acquérir, d’exercer ou de conserver un leadership politique », indique le communiqué, ajoutant qu’aucun individu ou groupe ne devrait invoquer le nom du parti pour justifier des actes illégaux.
La déclaration souligne en outre que les divergences politiques doivent être réglées par l’engagement démocratique, la persuasion et, en fin de compte, par le vote.
Le NCIC convoque le député Peter Kaluma
Pendant ce temps, la Commission nationale de cohésion et d’intégration (NCIC) a convoqué le député de la ville de Homa Bay, Peter Kaluma, suite à des propos incendiaires qu’il aurait tenus avant le rassemblement.
Kaluma aurait déclaré aux jeunes présents qu’il avait communiqué avec leurs « patrons » et fait le plein de leurs véhicules, et les aurait avertis que quiconque crierait « un mandat » serait puni.
À la suite des violences, Kaluma aurait rejeté la faute sur l’équipe de Linda Mwananchi, accusant ses partisans d’être à l’origine de l’attaque et affirmant que leur convoi avait mortellement écrasé une veuve la nuit du rassemblement.






