LE PRÉSIDENT Emmerson Mnangagwa s’est engagé vendredi à alléger les coûts de formalisation pour les petites et moyennes entreprises (PME) dans le but de les aider à devenir de plus grandes entités.
L’informalisation au Zimbabwe représente plus de 76 % de l’activité économique totale, principalement due à l’instabilité monétaire, à une fiscalité formelle élevée et à la rareté de l’emploi. L’Agence nationale des statistiques du Zimbabwe (Zimstat) rapporte que la grande majorité des établissements commerciaux opèrent désormais en dehors des structures réglementaires et fiscales formelles.
Les experts en économie considèrent l’informalisation rapide comme le signe de problèmes économiques plus profonds affectant l’existence des entreprises. Ils soutiennent que les avantages susceptibles d’être obtenus grâce à l’informalité sont minimes, tant pour les citoyens que pour les contribuables.
Plusieurs chercheurs au Zimbabwe ont établi que l’évasion fiscale pour se conformer à la réglementation fiscale était l’une des principales causes incitant les acteurs informels à se formaliser.
S’exprimant lors de l’inauguration nationale des MPME et des coopératives Indaba, vendredi, Mnangagwa s’est engagé à réduire les coûts de formalisation pour le Zimbabwe.
« La formalisation reste une priorité nationale essentielle. C’est pourquoi le gouvernement s’est lancé dans un vaste programme de réforme de la réglementation visant à alléger le coût des affaires et à réduire les charges de conformité. En retour, j’exhorte nos entrepreneurs à adopter la formalisation et à devenir des participants actifs dans la construction d’un Zimbabwe plus fort et plus prospère », a-t-il déclaré.
En fin de compte, il a souligné que les entreprises doivent passer du stade de micro à celui de petite, de petite à moyenne et de moyenne à grande entreprise.
« Grâce à un travail acharné et honnête, à l’ingéniosité, à l’innovation, à la concentration et au zèle, il n’y a aucune limite à ce que vous pouvez réaliser, nos PME et nos coopératives », a déclaré Mnangagwa.

Les analystes affirment que l’échec de la formalisation au Zimbabwe découle des coûts réglementaires prohibitifs, de l’instabilité macroéconomique, de l’imprévisibilité de l’orientation politique et d’une approche politique qui repose sur une application punitive plutôt que sur des incitations de soutien.
Les distorsions monétaires et les taux de change surévalués font également partie des obstacles qui, selon eux, doivent être résolus de toute urgence.







