Le Conseil général du ZCTU annule la suspension du secrétaire général et déclare que le NEC a agi de manière inconstitutionnelle

Maria

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Le Conseil général (GC) du Congrès des syndicats du Zimbabwe (ZCTU) a annulé lundi la suspension du secrétaire général Tirivanhu Marimo, jugeant que le Comité exécutif national (NEC) avait agi en dehors de son mandat constitutionnel.

La réunion extraordinaire du Conseil général a été convoquée pour résoudre un conflit de direction qui a secoué la plus grande fédération syndicale du Zimbabwe suite à la décision du NEC de suspendre Marimo en raison d’allégations non précisées de mauvaise conduite.

La semaine dernière, la présidente du ZCTU, Florence Taruvinga, a annoncé la suspension de Marimo, affirmant qu’il faisait face à des allégations de mauvaise conduite qui justifiaient des mesures disciplinaires.

Marimo a depuis refusé de quitter son poste, arguant que le NEC n’a pas le pouvoir constitutionnel de suspendre un secrétaire général élu sans la participation du Conseil général.

Dans un communiqué publié après la réunion de lundi, le Conseil général a déclaré qu’il avait été convoqué conformément aux statuts du ZCTU suite à une réquisition écrite d’au moins 50 pour cent des syndicats membres affiliés.

Le Conseil a déclaré que la Constitution établit le Conseil général comme la plus haute autorité dirigeante du Congrès entre les Conférences générales, exerçant des pouvoirs délégués au nom de la Conférence générale.

Il a en outre noté que le Conseil général a le pouvoir d’envisager des mesures disciplinaires à l’encontre de tout membre du bureau ou affilié, alors qu’aucune disposition n’autorise le CEN à suspendre, révoquer ou discipliner un secrétaire général élu.

« Le GC détermine que la NEC a agi ultra vires par rapport à la Constitution en prétendant suspendre le secrétaire général. Le Conseil du GC estime que la NEC ne possède aucune autorité constitutionnelle pour suspendre, révoquer ou discipliner d’une autre manière un secrétaire général élu.

« Le GC annule par la présente la prétendue suspension communiquée vers le 9 juillet 2026. Il déclare que le secrétaire général continue d’exercer légalement ses fonctions et continuera de s’acquitter de tous les devoirs, pouvoirs et responsabilités constitutionnels dévolus à cette fonction », indique le communiqué.

Le Conseil général a en outre résolu qu’aucun membre élu, comité, employé ou toute autre personne ne devra émettre, diffuser ou présenter des communications administratives au nom du Secrétariat à moins d’y être autorisé par le secrétaire général ou par une résolution spécifique du Conseil général prise conformément à la Constitution.

Cette décision marque une escalade significative dans la querelle de leadership au sein de la fédération syndicale, le Conseil général annulant de fait la décision du NEC et réaffirmant l’autorité de Marimo en tant que secrétaire général.