Soixante-quatorze Zimbabwéens sont rentrés chez eux dimanche après avoir fui les attaques à Mossel Bay, au Cap-Occidental, alors que la violence contre les ressortissants étrangers continue de se propager dans certaines parties de l’Afrique du Sud.
Le groupe est arrivé au poste frontière de Beitbridge à bord d’un autobus organisé par le gouvernement et a reçu l’aide de fonctionnaires du ministère du Développement social, des autorités de l’immigration et d’autres organismes frontaliers.
Le gouvernement zimbabwéen intervient pour aider les rapatriés
Les autorités zimbabwéennes ont coordonné le rapatriement par l’intermédiaire de l’ambassade du pays en Afrique du Sud à la suite d’informations faisant état d’attaques visant des migrants à Mossel Bay.
Selon The Herald Online, les responsables ont déclaré qu’ils fourniraient aux rapatriés des conseils, une aide alimentaire et des moyens de transport pour les aider à renouer avec leurs familles et leurs communautés.
Le ministère du Développement social procédera également à des évaluations et offrira un soutien psychosocial aux personnes touchées par la violence.
L’ambassade du Zimbabwe émet un avertissement de sécurité

Alors que les tensions persistent dans plusieurs provinces sud-africaines, l’ambassade du Zimbabwe a exhorté les citoyens vivant dans le pays à rester vigilants et à donner la priorité à leur sécurité.
L’ambassade a conseillé aux Zimbabwéens d’éviter les zones en proie à des troubles, d’avoir sur eux à tout moment des documents d’identité et de signaler les menaces ou les incidents à la police ou à la mission zimbabwéenne la plus proche.
Inquiétudes croissantes concernant la sécurité des migrants
Le dernier rapatriement met en lumière les inquiétudes croissantes quant à la sécurité des ressortissants étrangers en Afrique du Sud, où les manifestations et les attaques visant les migrants ont laissé de nombreux déplacés, blessés ou craignant pour leur vie.
Mossel Bay est devenue l’un des points chauds de la récente vague de violence.
La semaine dernière, l’Afrique du Sud a activé la National Joint Intelligence Structure (NATJOINTS) pour coordonner une réponse aux troubles qui ont touché les communautés de migrants à travers le pays.
Beitbridge reste un point d’entrée clé pour les rapatriés
Le poste frontière de Beitbridge, le port d’entrée intérieur le plus fréquenté du Zimbabwe, a souvent servi de point d’arrivée aux citoyens revenant d’Afrique du Sud pendant les périodes de troubles xénophobes.
Le gouvernement zimbabwéen affirme qu’il reste déterminé à soutenir ses nationaux touchés par la violence et l’instabilité à l’étranger.







