Sept personnes devant le tribunal pour avoir organisé une manifestation contre un projet de loi controversé sur l’amendement de la Constitution

Maria

Sept personnes devant le tribunal pour avoir organisé une manifestation contre un projet de loi controversé sur l'amendement de la Constitution

SEPT membres présumés du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) T ont été arrêtés et traduits devant le tribunal de première instance de Harare pour avoir prétendument organisé une manifestation contre le controversé projet de loi d’amendement constitutionnel n° 3 (CAB3).

Les sept sont Clifton Zumba (27 ans) de Kuwadzana, Shingirai Chitauro (45 ans) de St Mary’s, John Simon (53 ans) de Seke, Tonderai Cephas Makuyana (28 ans) de Zengeza, Decent Zaina (46 ans) de Seke, Jane Makovere (47 ans) de Seke et Austin Name (52 ans) de St Mary’s.

Ils ont comparu devant la magistrate Ruth Moyo et ont été placés en détention provisoire jusqu’au 29 avril.

Les procureurs affirment que les accusés faisaient partie d’un effort coordonné visant à mobiliser une manifestation illégale dans le quartier central des affaires de Harare contre le CAB3, un projet de loi qui a suscité un débat sur ses dispositions visant à prolonger le mandat du président et des parlementaires et à restructurer certains aspects du cadre de gouvernance du Zimbabwe.

Selon des documents judiciaires, l’État allègue que le 16 avril 2026, Zumba a convoqué une réunion à Harvest House à Harare « pour élaborer des stratégies en vue d’un cortège public et d’une manifestation… contre le projet de loi d’amendement constitutionnel n° 3 ».

Le tribunal a appris que le groupe aurait produit et distribué des dépliants encourageant le public à participer à ce que les autorités ont décrit comme une manifestation interdite.

« Le 22 avril 2026 à 20 heures, l’accusé (1) a rassemblé le reste des accusés… et leur a remis les dépliants à distribuer davantage dans le grand Harare », a indiqué l’État.

Il est en outre allégué qu’aux premières heures du 23 avril, les autres accusés se sont rendus à Chitungwiza dans un véhicule Honda Fit argenté pour distribuer le matériel.

Il est allégué qu’ils ont apporté les dépliants à Chitungwiza… et les ont distribués à plusieurs endroits.

Les autorités affirment que les dépliants contenaient des messages « incitant les membres du public » à se joindre à la manifestation, ce qui avait déjà été interdit par l’autorité de régulation.

« Le comportement des accusés visait à inciter les membres du public à se livrer à des actes de violence publique, à troubler l’ordre public ou à l’intolérance », affirme l’État.

Les sept font face à des accusations d’incitation à commettre des violences publiques telles que définies à l’article 187, ou de nuisance criminelle en vertu de l’article 46 de la loi sur le droit pénal (codification et réforme).

Les enquêtes sont menées par l’agent-détective Muchadura Dauzeni du CID Law and Order.

L’affaire a été reportée au 29 avril, tous les accusés restant en détention dans l’attente de la suite de la procédure.