Attaque terroriste à Eastleigh : une équipe multi-agences saisit la chaîne d’approvisionnement en uniformes présumée d’Al-Shabaab

Maria

Attaque terroriste à Eastleigh : une équipe multi-agences saisit la chaîne d'approvisionnement en uniformes présumée d'Al-Shabaab

Le journaliste de Togolais.info, Harry Ivan Mboto, a cinq ans d’expérience dans le reportage sur la politique et l’actualité au Kenya.

Nairobi : Une équipe de sécurité multi-agences a découvert une chaîne d’approvisionnement soupçonnée d’être liée au terrorisme après avoir récupéré plusieurs balles d’uniformes soupçonnés d’être liés à al-Shabaab à Eastleigh.

Dans un communiqué partagé sur Facebook, la Direction des enquêtes criminelles (DCI) a déclaré que l’opération avait été menée lors d’un raid nocturne dans la zone du garage KBS, à la suite de renseignements recueillis lors d’une précédente interception à Dhobley, en Somalie.

Selon la DCI, les forces de sécurité du Jubaland ont saisi le 6 avril 25 balles contenant des uniformes de camouflage présumés d’Al-Shabaab, sonnant l’alarme quant à un éventuel réseau de distribution transfrontalier.

« Cette découverte met en évidence une chaîne d’approvisionnement plus large et bien coordonnée qui s’étend au-delà de nos frontières », a noté l’agence.

Détails des uniformes d’Al-Shabaab retrouvés à Eastleigh

L’enquête a révélé qu’une partie de l’envoi était destinée à un suspect identifié comme Abdi Hakim, actuellement détenu à Dhobley, en Somalie.

Les détectives ont ensuite retracé des expéditions supplémentaires jusqu’à Eastleigh, en particulier vers un point de vente de colis connu sous le nom de Gaani Parcel Express le long de la 12e rue.

Les agents se sont déplacés rapidement et ont récupéré 11 balles, chacune contenant 60 uniformes de camouflage et 120 T-shirts. Un autre ballot contenait 65 uniformes et 120 T-shirts.

La DCI a déclaré que certains des articles avaient été stockés dans une installation voisine, Vision Point Express, en raison de l’espace limité à l’emplacement initial.

« Après une action rapide, l’équipe a récupéré l’envoi et l’a sécurisé comme pièce à conviction pour une enquête plus approfondie », indique le communiqué.

Les conclusions préliminaires indiquent que le directeur de Gaani Parcel Express, Omar Elmi Issack, avait organisé le stockage temporaire des marchandises après les avoir reçues d’un homme identifié comme Sharif.

Quelle entreprise a importé l’uniforme présumé d’Al-Shabaab ?

L’enquête a ensuite conduit les agents à Safe Link Cargo, une société basée à Soma Towers, qui aurait facilité l’importation d’un lot plus important de 37 balles.

Les autorités affirment que la cargaison provenait de Chine et avait été introduite dans le pays via le port de Mombasa, déguisée en cargaison consolidée.

Un employé de l’entreprise, Abdiftah Aden Muhammed, a été associé au dédouanement et à la coordination de l’expédition.

Les détectives ont également établi des liens entre Abdiftah, Sharif et un autre individu identifié comme Abdikadir, formant ce que les enquêteurs pensent être une chaîne clé dans le réseau d’approvisionnement présumé.

Les archives montrent que l’envoi a été récupéré le 4 avril par Sharif avant d’être livré à Gaani Parcel Express, déclenchant la chaîne d’événements qui ont conduit à son interception.

Tous les objets récupérés ont depuis été documentés et sécurisés, tandis que plusieurs suspects sont détenus par l’unité de police antiterroriste alors que l’enquête se poursuit.

La DCI a déclaré que l’opération met en évidence les efforts continus des agences de sécurité pour détecter et neutraliser les menaces avant qu’elles ne s’intensifient.

« Les enquêtes restent actives alors que nous recherchons d’autres pistes et d’éventuels complices liés à ce réseau », a ajouté l’agence.

La sécurité kenyane a-t-elle déjoué un complot terroriste majeur à Nairobi ?

En février, Togolais.info a rapporté que les forces de sécurité kenyanes avaient perturbé un réseau lié à al-Shabaab, empêchant ainsi une attaque terroriste majeure à Nairobi pendant le Ramadan.

L’opération faisait suite à des semaines de travail de renseignement mené par le National Intelligence Service et le Special Operations Group.

Les autorités ont arrêté 10 Kenyans, deux Tanzaniens et un Ougandais dans une cachette du comté de Kajiado, où les suspects finalisaient les préparatifs d’une frappe coordonnée. Le camp de réfugiés de Dadaab a été identifié comme base opérationnelle.