La Haute Cour a rejeté la demande de libération de l’ancien ministre du Tourisme, Walter Mzembi, à l’issue du procès de l’État, le juge Benjamin Chikowero ayant statué que l’État avait établi un dossier exigeant qu’il réponde.
En rendant sa décision, le juge a déclaré que les preuves présentées jusqu’à présent montraient que Mzembi devait expliquer pourquoi il avait fait don d’écrans publics appartenant au gouvernement aux ministères PHD, à l’UFIC et aux églises du ZCC.
« Je considère qu’il existe des éléments de preuve versés au dossier qui appellent une réponse de la part de l’accusé », a-t-il déclaré. « Le tribunal estime que l’avocat s’est rendu compte que l’accusé ne serait pas en mesure de justifier sa persistance avec les preuves. Comme à la clôture de l’affaire, le dossier montre que l’accusé a effectivement fait des dons. Les églises sont des entités privées. Les biens n’appartenaient pas à l’accusé.
« Le tribunal estime que l’État a réussi à prouver que l’accusé avait fait les dons et qu’il devait être défendu. Il a fait don des biens de l’État. L’accusé était conscient qu’il y avait des processus à suivre avant de faire un don. »
Mzembi est accusé d’avoir abusé de ses fonctions pendant son mandat de ministre du Tourisme en faisant prétendument don d’écrans publics d’une valeur d’environ 2 millions de dollars sans suivre les procédures requises.
Cette décision fait suite à la clôture du dossier par le procureur Beaven Muravanhema, qui a cité plusieurs témoins, dont l’enquêteur Eric Chacha.
Chacha a témoigné que même si les dons aux départements gouvernementaux étaient approuvés par le Trésor, les dons aux églises n’avaient pas l’accord du ministère des Finances. Des témoins des églises ont confirmé avoir reçu et toujours en possession du matériel donné.
Plus tôt dans le procès, trois témoins avaient témoigné suggérant que les ministres du Zimbabwe ne sont pas des comptables et ne peuvent pas disposer personnellement des biens du gouvernement, un point sur lequel Mzembi s’est appuyé pour demander sa libération. Son avocat, Emmanuel Samundombe, s’était dit convaincu que la requête aboutirait, arguant que « les éléments de preuve présentés jusqu’à présent ne justifient pas le placement de l’accusé à sa défense ».

Mzembi insiste sur le fait que les dons sont conformes à la politique du gouvernement, mais le tribunal a maintenant statué qu’il devra répondre aux allégations lors de l’ouverture des moyens de défense.
Il sera de retour au tribunal les 3 et 4 mars pour l’audience de la défense.






