Accra, décembre 2025 — Le ministre ghanéen des Communications, de la Technologie numérique et de l’Innovation, Sam Nartey George, a annoncé qu’un nouvel exercice d’enregistrement de carte SIM à l’échelle nationale débuterait au premier trimestre 2026. Il a fait valoir que l’enregistrement précédent sous l’ancienne administration était invalide, invoquant une vérification biométrique faible et un manque de fondement juridique.
George a expliqué que le processus antérieur n’avait pas réussi à croiser correctement les données biométriques avec la base de données nationale, ce qui a porté atteinte à sa crédibilité. Il a assuré qu’un nouvel instrument législatif serait bientôt déposé devant le Parlement pour fournir une base juridique, tandis que l’Autorité des marchés publics finalise la sélection d’un prestataire de services. Le nouveau système, a-t-il déclaré, sera centré sur l’humain et axé sur la technologie pour éviter les files d’attente et l’inefficacité.

L’annonce a suscité un débat. Franklin Cudjoe, président fondateur d’IMANI Africa, a soulevé des questions sur la nécessité de cet exercice, le sort des anciennes données et la question de savoir si les données biométriques seraient prises.
En réponse, Wisdom Yayra Koku Deku, PDG par intérim de l’Autorité nationale d’identification (NIA), a précisé que l’exercice est nécessaire pour identifier de manière unique les propriétaires de cartes SIM. Il a noté que l’ancien système ne vérifiait que les codes PIN des cartes du Ghana, sans authentification biométrique, ce qui rendait une grande partie des données peu fiables. Il a ajouté que même si aucune nouvelle donnée biométrique ne sera collectée, une vérification sera effectuée par rapport au système NIA pour garantir l’authenticité.
Deku, qui a été reconduit dans ses fonctions en janvier 2025 après avoir travaillé à la NIA, a souligné que le nouvel enregistrement est le seul moyen de restaurer l’intégrité de la base de données SIM du Ghana. Il a promis des réformes visant à renforcer la gestion des données des citoyens et l’infrastructure de l’identité numérique.

Les observateurs préviennent que même si le nouvel enregistrement peut gêner les abonnés, il devrait freiner la fraude liée aux cartes SIM et apporter une clarté juridique aux opérateurs de télécommunications et aux utilisateurs. Le gouvernement insiste sur le fait que l’exercice se déroulera sans problème, avec des rendez-vous pour éviter la surpopulation des centres d’enregistrement.
Une entreprise locale propose une solution d’IA
Le Dr Amos Oppong, PDG et co-fondateur de DapsCnect, a averti que le prochain exercice d’enregistrement des cartes SIM au Ghana pourrait se heurter à des obstacles importants en raison de la mauvaise qualité des données et des incohérences entre les enregistrements détenus par l’Autorité nationale d’identification (NIA) et les entreprises de télécommunications.
Selon le Dr Oppong, même des écarts mineurs – comme une différence sur un seul caractère dans les informations sur l’abonné – pourraient compliquer l’intégration des données, entraînant des inefficacités coûteuses. Il a en outre noté que la base de données Ghana Card, qui sous-tend le processus d’enregistrement, reste limitée dans sa portée, ce qui soulève des inquiétudes quant à la durabilité du système.
Pour relever ces défis, le Dr Oppong a souligné l’état de préparation de DapsCnect, une entreprise technologique ghanéenne, qui a développé une solution avancée d’intelligence artificielle connue sous le nom de DapsAI. Le système est capable de détecter et de corriger 99,99 % des erreurs de données, même au niveau des caractères, en quelques secondes. Contrairement aux outils conventionnels de nettoyage de données, DapsAI capture les anomalies souvent négligées, ce qui le rend adapté aux grands ensembles de données gérés par la NIA, la National Communications Authority (NCA) et les opérateurs de télécommunications.

Le Dr Oppong a expliqué que la plateforme DapsCnect peut stocker en toute sécurité plus de 100 000 points de données par individu, garantissant ainsi une gestion robuste des identités. La solution est prête pour l’industrie et disponible sous forme d’application Web et mobile. Distribuée dans plus de 170 pays via le Google Play Store et l’Apple App Store, la plateforme permet également aux Ghanéens à l’étranger de participer de manière transparente à l’enregistrement SIM.
Il a souligné que l’adoption d’une telle technologie innovante garantirait non seulement l’intégrité des données, mais renforcerait également l’efficacité et la confiance dans l’écosystème de l’identité numérique du Ghana.






