Un atelier de la CEDEAO fait progresser l’intégration de l’indice de sécurité humaine

Maria

Un atelier de la CEDEAO fait progresser l’intégration de l’indice de sécurité humaine

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a conclu un atelier technique de trois jours à Lagos, au Nigeria, axé sur l’intégration de l’Indice de sécurité humaine de la CEDEAO (EHSI) dans l’Architecture de paix et de sécurité (APSA) de la région. La réunion, qui s’est tenue du 17 au 19 novembre 2025, était organisée par la Direction de l’Alerte Précoce de la Commission.

L’atelier a réuni des représentants des institutions de la CEDEAO, des agences spécialisées et des partenaires stratégiques, notamment le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), le Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix (WANEP) et Afrobaromètre, un réseau de recherche panafricain.

Les participants ont examiné les dimensions conceptuelles, méthodologiques et institutionnelles de l’EHSI, réfléchissant à la manière dont ses indicateurs et outils de mesure des risques peuvent renforcer les systèmes d’alerte précoce, guider la diplomatie préventive et soutenir la prise de décision au plus haut niveau politique, en particulier au sein du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO.

La réunion a réaffirmé la sécurité humaine comme pilier central de la Vision 2050 de la CEDEAO, soulignant la nécessité de disposer d’outils permettant de mesurer la vulnérabilité, de renforcer la résilience et de promouvoir une gouvernance centrée sur l’humain. Les délégués ont également exploré comment l’EHSI peut être intégré au Réseau d’alerte précoce et de réponse de la CEDEAO (ECOWARN), aux rapports politiques et sécuritaires et aux mécanismes de prévention nationaux et régionaux.

Une feuille de route pratique pour l’intégration a été validée, avec des discussions soulignant l’importance des rôles institutionnels, de la gouvernance des données et de la durabilité. Des procédures claires, des normes harmonisées et des écosystèmes de données robustes ont été identifiés comme essentiels à la crédibilité de l’indice.

« L’EHSI est bien plus qu’un outil technique. C’est un instrument stratégique de prospective, de résilience et d’approche de la sécurité centrée sur l’humain, conformément aux aspirations de la Vision 2050 de la CEDEAO », a déclaré le Dr Onyinye Onwuka, directeur par intérim de l’alerte précoce à la Commission de la CEDEAO.

Le Dr Onwuka a décrit les prochaines étapes, notamment l’affinement de la méthodologie, le renforcement de la collaboration avec les institutions statistiques nationales, l’amélioration des mécanismes de partage de données et le renforcement de la coordination institutionnelle. Elle a souligné que le succès dépendrait du maintien de l’élan généré à Lagos et de la garantie que l’EHSI devienne un outil crédible et faisant autorité pour comprendre la sécurité humaine en Afrique de l’Ouest.

S’exprimant au nom de la vice-présidente de la CEDEAO, Mme Damtien Larbli Tchintchibidja, Dr. Onwuka a exprimé sa gratitude aux participants pour leurs contributions, qui, selon elle, renforcent les fondements de l’EHSI et soutiennent son intégration dans le cadre régional de paix et de sécurité.