L’intimidation militaire dans le nord d’Asutifi suscite l’indignation du public alors que le CID reprend les enquêtes sur l’attaque de NAIMOS

Maria

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Une peur généralisée s’est emparée des habitants d’Asutifi Nord à la suite d’informations faisant état de la poursuite des opérations militaires dans la région, malgré la prise en charge officielle par le Département des enquêtes criminelles (CID) de l’enquête sur l’attaque présumée du NAIMoS à Hwidiem.

Selon des membres de la communauté, le personnel militaire a intensifié les recherches et les interrogatoires à Asutifi Nord, un district entièrement distinct de Hwidiem, où l’attaque présumée a eu lieu, ce qui suscite des inquiétudes quant aux abus d’autorité et aux intimidations illégales.

Une nouvelle mère interrogée à l’hôpital

La situation s’est aggravée jeudi lorsqu’une équipe d’officiers militaires aurait fait irruption dans l’hôpital Banhart et interrogé une femme qui venait d’accoucher, exigeant des informations sur l’endroit où se trouvait son mari.

Des témoins affirment que les policiers ont menacé d’arrêter l’homme si la femme ne coopérait pas.

Des sources familiales indiquent que le mari, après avoir entendu parler de la visite militaire, a fui le district par crainte pour sa sécurité, laissant derrière lui sa femme et son nouveau-né.

L’incident a déclenché la colère des habitants, qui qualifient les actions militaires d’« injustifiées, excessives et traumatisantes ».

«C’est un abus de pouvoir» — crient les habitants

Les habitants et les leaders d’opinion locaux appellent à la fin immédiate de ce qu’ils décrivent comme du harcèlement et des excès de la part de l’armée.

Beaucoup soutiennent que le CID étant déjà en charge de l’enquête, la présence et le maintien de soldats armés dans la zone sont inutiles et illégaux.

« Il s’agit d’une pure intimidation. Le CID est tout à fait capable de mener cette enquête. Le comportement des militaires crée la peur et la panique dans un quartier qui n’a rien à voir avec l’attaque présumée », a déclaré un habitant à notre journaliste.

Les acteurs de la société civile appellent également la hiérarchie sécuritaire à intervenir et à rétablir le calme, soulignant que toute enquête doit respecter les droits et la dignité des citoyens.

Appel à la retenue et à une procédure appropriée

Les analystes de la sécurité préviennent que de telles opérations militaires effrénées risquent de miner la confiance du public et pourraient aggraver les tensions dans des communautés déjà anxieuses.

Ils insistent sur le fait qu’une fois que la police prend en charge une affaire, l’armée devrait limiter son implication à moins d’être officiellement mandatée par des directives claires.

Les dirigeants communautaires d’Asutifi Nord lancent un appel au ministère de l’Intérieur, au ministère de la Défense et au commandement des forces armées du Ghana pour qu’ils rappellent les soldats à l’ordre et veillent au respect de la procédure régulière.

Les résidents veulent avoir l’assurance de leur sécurité

Pendant ce temps, la peur reste forte car certains habitants éviteraient de dormir chez eux, craignant d’être arrêtés ou interrogés arbitrairement.

Les familles réclament une intervention immédiate pour protéger les citoyens innocents et prévenir de nouvelles violations des droits humains.

Alors que les enquêtes sur l’attaque présumée du NAIMoS se poursuivent, le public exige de la transparence, du professionnalisme et un strict respect de l’État de droit – sans lesquels, disent-ils, la situation pourrait s’aggraver.