La Commission des forêts a interdit deux agents de la Division du développement de l’industrie du bois (TIDD) dans la région d’Ahafo, Goaso, suite à des inquiétudes concernant la collecte de 623 000 GHC.
Les agents impliqués sont Felix Gatiba, le responsable de la zone d’Ahafo, et Eric Boamah, un inspecteur. Les rapports indiquent que leurs actions auraient été menées sur la base des instructions du directeur général adjoint, Elikem Kotoko.
Des documents montrent qu’avant la collecte des recettes, les opérateurs du commerce du bois à Goaso menaient leurs activités sans payer de frais au gouvernement. Cette pratique a entraîné une perte significative des recettes publiques attendues.
Des sources suggèrent en outre qu’un fonctionnaire aurait été de connivence avec certains individus du secteur, recevant certains paiements tout en permettant à l’entreprise de fonctionner sans véritable responsabilité.
Les archives indiquent que le directeur général adjoint avait auparavant mis en place un comité composé d’inspecteurs du bois et d’un comptable.
Ce comité s’est adressé aux tribunaux pour obtenir un permis d’enchère pour disposer du bois confisqué qui avait été mis en fourrière lors d’une mission de reconnaissance menée par son supérieur.
Suite à ces développements, une lettre signée par le directeur des ressources humaines, au nom du directeur général, a ordonné au directeur exécutif, le Dr Richard Gyimah, de constituer un comité de six membres pour enquêter sur les circonstances entourant les actions des officiers interdits.
Dans le cadre des sanctions, Félix Gatiba et Eric Boamah perdront 50% de leur salaire mensuel pendant la durée de l’enquête.
Des sources au sein de la Commission soulignent que le comité nouvellement constitué examinera attentivement chaque étape du processus, y compris la saisie du bois, les procédures de vente aux enchères et la collecte des 623 000 GHC.
Alors que Félix Gatiba et Eric Boamah ont exercé leurs fonctions et réussi à récolter des revenus pour la Commission et le gouvernement, des questions se posent désormais quant aux raisons de leur interdiction.
La directive qui a conduit à leur action a été signée par le directeur général adjoint en charge des opérations, M. Elikem Kotoko, mais ils s’exposent à des sanctions.
L’enquête visera à clarifier si les procédures appropriées ont été suivies et si des fautes ont eu lieu, mais nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi les agents qui ont contribué aux fonds gouvernementaux sont pénalisés.
Cet incident met en évidence l’importance de la responsabilité au sein de la Commission forestière tout en soulevant des inquiétudes quant au traitement réservé au personnel qui remplit des mandats gouvernementaux. Les résultats de l’enquête devraient faire la lumière sur le respect des procédures, les manquements potentiels et les raisons qui sous-tendent l’interdiction des agents qui ont contribué à générer des revenus pour l’État.






