Combien de temps Abiy continuera-t-il son théâtre politique?

Maria

Par Habte H.

La tournée d’Abiy dans les villes du sud de cette semaine – Hawassa, Arba Minch, Sodo et les villes environnantes – se déroulent comme un script que nous avons vu à plusieurs reprises: motos, angles de caméra balayants et boucles médiatiques d’État de «foules» tapissaient les rues. Mais les résidents signalent discrètement une vérité plus prosaïque: les travailleurs publics se sont appuyés pour se présenter, les bureaux réarrangeant discrètement les horaires, les dirigeants de Kebele téléphonant aux listes et les transports organisés non pas par l’enthousiasme mais par instruction. La mer de drapeaux, des pancartes identiques et des points de vue chorégraphiés trahissent une main de mise en scène centrale. Si les rassemblements étaient biologiques, quels étaient les citoyens encourageant les prix, la rétrécissement du pouvoir d’achat et les itinéraires qui se sentent dangereux après la tombée de la nuit? La gratitude ne fleurit pas de rareté; La peur, la pression et la fatigue peuvent cependant remplir un carré. Le but du spectacle est de récolter des images, de ne pas entendre des voix. Lorsque les gens sont mobilisés et non motivés, la performance pourrait remplir un cadre – mais il vide la confiance du public.

Raison – distraction et apaisant

Ces défilés servent deux fins entrelacées. Premièrement, la distraction. Lorsque la légitimité s’effondre, la puissance se tourne souvent vers l’optique. L’objectif est de remplacer les questions difficiles – sur l’état de droit, la mauvaise gestion économique, le déplacement et l’insécurité – par des montages focaux doux d’un leader «parmi le peuple». Le pari est simple: si le flux mondial est saturé de chorégraphie, les observateurs hésiteront, les donateurs reporteront le jugement et les critiques domestiques seront jetés en frange. Deuxièmement, l’auto-apaise. Le pouvoir isole le puissant. Echo Chambers Harden; La franchise devient risquée; La flatterie devient monnaie. Dans cet environnement, les applaudissements – fabriqués ou non – fonctionnent comme un analgésique. Cela apaise le calcul intérieur: « Qu’avez-vous promis et qu’avez-vous livré? Qu’avez-vous cassé que vous ne pouvez pas réparer? » Le problème est que l’acte même de chasser les applaudissements révèle la fragilité. Un leader sécurisé en consentement n’a pas besoin de le mettre en scène. Et un gouvernement confiant dans son dossier ne craint pas les rencontres non scénarisées avec des citoyens qui portent des reçus dans leur vie quotidienne.

Les limites de gouvernance par le spectacle

Le gouverneur par le théâtre entre en collision, tôt ou tard, avec le vérificateur de faits invaincu de la vie quotidienne. Le prix du teff et de l’huile de cuisson n’obéisse pas aux angles de caméra. Les tarifs de transport, les coûts scolaires et les loyers ne peuvent pas être modifiés en post-production. Les parents qui hésitent à laisser leurs enfants voyager à l’extérieur de la région ne sont pas persuadés par des coups de drones d’un boulevard dégagé. Les décisions de plantation des agriculteurs ne sont pas non plus synchronisées dans les délais des producteurs de télévision. Les citoyens peuvent supporter des difficultés s’ils voient l’honnêteté, la compétence et un chemin crédible, des priorités claires, des mains stables et une volonté de corriger le cours. Ce qu’ils ne peuvent pas endurer, c’est l’insulte d’être dit que leur douleur est une fête. Lorsque l’enthousiasme doit être mis en scène, c’est un aveu que le consentement est mince. Et plus la coercition est utilisée pour simuler le consentement, plus la prétention devient coûteuse: les budgets de sécurité gonflent, le cynisme s’approfondit et l’écart entre le récit et la réalité transforme le scepticisme en défi silencieux. En fin de compte, les images perdent contre les indicateurs; La confiance n’est pas mesurée par les acclamations, mais par la question de savoir si les gens se sentent plus en sécurité, plus libres et plus en mesure de planifier leur vie.

Le chemin au-delà de la propagande

Un vrai chemin existe – celui qui échange des performances contre le substance. Cela commence par l’admission de la crise, la priorisation des moyens de subsistance sur la vanité et la publication d’un plan transparent pour stabiliser les prix et restaurer les services. La surveillance indépendante, l’espace civique et l’état de droit doivent être restaurés, avec une feuille de route crédible pour la paix et l’inclusion. Surtout, les foules mises en scène devraient céder la place à un véritable dialogue. Le consentement ne peut pas être chorégraphié; La confiance n’est pas un accessoire. L’Éthiopie a besoin d’un leadership qui traite les citoyens comme des auteurs de leur avenir, pas des extras dans un théâtre.

Note de l’éditeur: les vues dans l’article ne reflètent pas nécessairement les vues de Togolais.info

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