Activité de LIO
Le président américain Donald Trump a menacé un tarif supplémentaire de 10% sur tout pays s’alignant avec les politiques des nations des BRICS, ce qui pourrait avoir de graves implications pour l’Afrique du Sud.
« Tout pays s’alignant sur les politiques anti-américaines des BRICS sera facturé un tarif supplémentaire de 10%. Il n’y aura pas d’exceptions à cette politique », a écrit Trump sur sa plate-forme sociale Truth dimanche soir.
Cette taxe serait mise en œuvre en plus du tarif de base à 10% qui est déjà prévu pour tous les partenaires commerciaux mondiaux du pays.
La nouvelle menace tarifaire était en réponse directe aux critiques des mesures tarifaires unilatérales de Trump, effectuées par les membres du BRICS lors d’un sommet tenu à Rio de Janeiro dimanche. Une déclaration conjointe des BRICS publiée après le sommet a déclaré que les tarifs à venir risquaient de nuire à l’économie mondiale.
Lors de l’événement, les dirigeants du BRICS ont également condamné collectivement les récentes frappes aériennes israéliennes et américaines sur l’Iran, exprimant «de sérieuses inquiétudes face aux attaques délibérées contre les infrastructures civiles et les installations nucléaires pacifiques» et étiquetant les frappes une «violation du droit international».
La date limite tarifaire de Trump se profile
Les nouvelles menaces de Trump surviennent au début d’une semaine cruciale pour l’économie mondiale alors que la date limite tarifaire du président du président américain se profile. Alors que la Maison Blanche devrait commencer à envoyer des lettres à ses partenaires commerciaux cette semaine, décrivant les nouveaux tarifs, le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick, a confirmé lors d’une conférence de presse au cours du week-end que les nouveaux tarifs prendront maintenant effet le 1er août.
Les tarifs mondiaux radicaux ont été initialement prévus pour le 1er avril, mais Trump a annoncé un retard de trois mois après que les marchés mondiaux ont réagi négativement à la guerre commerciale imminente.
L’Afrique du Sud a demandé une prolongation de la pause tarifaire de 90 jours, après que les États-Unis ont annoncé son intention d’introduire un nouveau modèle commercial contre des pays d’Afrique subsaharienne.
Le président américain a déclaré qu’il imposerait des prélèvements unilatéraux aux partenaires commerciaux à moins qu’un accord ne puisse être conclu d’ici le 1er août, a rapporté l’AFP.
L’Afrique du Sud devrait perdre des milliards de revenus d’exportation si le pays est confronté à des tarifs plus élevés des États-Unis, ainsi qu’à la perte potentielle de la Loi sur la croissance et l’opportunité africaine (AGOA), qui offre un accès libre à ce marché. Les exportations de SA sous AGOA s’élevaient à 3,6 milliards de dollars (64 milliards de rands) en 2022.
Les secteurs agricoles et automobiles pourraient être particulièrement touchés. Bien que dans ce dernier cas uniquement BMW et Mercedes exportent des voitures d’Afrique du Sud aux États-Unis, ces volumes sont suffisamment importants pour en faire la troisième plus grande destination d’exportation automobile du pays.
Les BRICS, composés de 11 pays émergents, dont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, ainsi que des participants plus récents tels que l’Iran, représentent environ la moitié de la population mondiale et 40% de la production économique mondiale.






