
Un développement important est apparu au sein de la communauté juridique du Ghana. Nana Kwesi Osei Bonsu, membre principal respecté de la famille royale de Huahi Achama Tutuwaa de Boadi, a soumis une pétition officielle au Conseil juridique général concernant Mujeeb Rahman Ahmad, Esq. Déposé le 23 juin 2025, la pétition décrit de graves préoccupations d’inconduite professionnelle, des violations potentielles de confidentialité des clients, des conflits d’intérêts présumés et un prétendu abus de pouvoir.
Des États-Unis, où il a obtenu une protection humanitaire, Nana Kwesi Osei Bonsu cherche un examen approfondi de la question. Sa pétition, déposée en vertu des directives de la loi de 1960 sur la profession juridique (loi 32) et des règles de profession juridique (conduite professionnelle et étiquette), 1969 (LI 613), soulève des questions sur l’adhésion de M. Ahmad à l’éthique juridique. La préoccupation centrale s’articule autour de l’affirmation selon laquelle après avoir été au courant des informations confidentielles et des stratégies juridiques concernant un différend foncier familial, M. Ahmad a ensuite agi d’une manière perçue comme étant défavorable aux intérêts de Nana Osei Bonsu, en représentant une partie adverse dans le même différend.
Répondre aux préoccupations: des conseils engagés à l’adversaire présumé
La pétition détaille une série d’événements commençant le 27 mars 2021, lorsque Nana Osei Bonsu a engagé M. Ahmad pour aider à l’exécution d’un jugement de la Haute Cour concernant la terre de la famille royale. Au cours de cette période, M. Ahmad aurait eu accès à des informations et des documents sensibles.
Cependant, le pétitionnaire affirme que à son insu ou à son consentement, M. Ahmad a déposé une demande devant la Haute Cour pour remplacer Nana Osei Bonsu avec un tiers non connecté. Cette action est décrite dans la pétition comme «procédurale inappropriée» et «trompeuse factuelle» et est présentée comme une tentative de saper un jugement permanent en faveur de Nana Osei Bonsu.
La situation se serait intensifiée le 30 août 2021. Nana Osei Bonsu raconte une rencontre dans les chambres de M. Ahmad, où l’avocat l’aurait fait pression pour retirer son opposition à la demande de substitution. La pétition suggère que lors de cette rencontre, M. Ahmad a déclaré que Nana Osei Bonsu a interprété comme menaçant, y compris un proverbe qui impliquait de graves conséquences pour ne pas se conformer.
De plus, la pétition note la disparition déroutante de Mme Rhodaline Amoah Darko, un officier de la Commission des terres, le même jour. Mme Darko avait précédemment publié un rapport officiel qui soutenait la réclamation du pétitionnaire sur le terrain contesté. Sa disparition, qui reste non résolue, est mise en évidence comme un point de préoccupation dans la pétition.
Recherche de résolution: une poursuite royale de la responsabilité et de l’affirmation des droits de l’homme
La pétition stipule que le jugement de la Haute Cour de Nana Osei Bonsu a ensuite été annulé, et il a été arrêté par le service de police du Ghana, qui aurait été fondé sur des plaintes liées aux associés de M. Ahmad. Il a été détenu pendant six jours et décrit un «traitement dégradant et intimidation psychologique» avant d’être accusé de «vendre sans titre». Bien que finalement acquitté, il déclare que l’expérience a provoqué un «préjudice émotionnel et de réputation sévère».
En réponse à son arrestation et à ses mauvais traitements, Nana Osei Bonsu a déposé une action en droits de l’homme (HR / 0026/2022) contre le service de police du Ghana. Il déclare que le jugement a été rendu en sa faveur par sa ladyship Barbara Tetteh Charway, confirmant la violation de ses droits constitutionnels. Cependant, selon Nana Osei Bonsu, aucune application tangible ou mesures disciplinaires n’a été prise contre les acteurs de l’État impliqués, qu’il attribue à la pression et aux interférences présumées du Palais du Manhyia.
Nana Osei Bonsu attribue la pression en cours, en partie, aux actions de M. Ahmad et aux prétendues interférences institutionnelles, ce qu’il déclare finalement obligé de quitter le Ghana. Il demande actuellement une protection en vertu de la Convention des Nations Unies contre la torture (UNCAT), exprimant la peur de la persécution. Son récit souligne la gravité des allégations et l’impact potentiel des actions professionnelles sur les individus.
Les motifs juridiques cités pour cette mesure disciplinaire comprennent:
* Conflit d’intérêts: violation présumée de la règle 9 des règles de profession juridique (conduite professionnelle et étiquette), 1969, pour avoir prétendument agi contre un ancien client dans la même affaire.
* Fauration de confidentialité: trahison présumée de la confiance en vertu de la règle 10, en utilisant apparemment des informations privilégiées.
* Inconduite professionnelle et abus de processus: actions décrites comme une «perversion du cours de justice» en vertu de l’article 19 de la loi de 1960 sur la profession juridique, et des procédures d’abus des tribunaux.
* Inconduite éthique: comportement décrit comme «inconvenant d’un avocat», ce qui pourrait saper l’intégrité du code d’éthique de la Ghana Bar Association.
* Conduite déshonorante: des actions qui auraient causé des préjudices personnels et ont rétabli la profession juridique.
Un appel à maintenir l’intégrité juridique au Ghana
Nana Kwesi Osei Bonsu, fondatrice de Land Rights Defenders Inc. à Columbus, Ohio, a officiellement demandé que le Conseil juridique général au Ghana mette une enquête disciplinaire immédiate et approfondie sur la conduite de Mujeeb Rahman Ahmad. La pétition exhorte le Conseil à considérer les sanctions appropriées, allant d’une réprimande publique à des radiations. De plus, il appelle une référence au procureur général pour une enquête criminelle sur les menaces présumées.
Cette affaire est présentée comme un examen crucial de l’éthique juridique au Ghana. Il met en évidence l’importance fondamentale du privilège avocat-client et le potentiel d’inconduite professionnelle pour éroder la confiance du public dans le système judiciaire. La pétition de Nana Kwesi Osei Bonsu souligne l’appel à la responsabilité au sein de la profession juridique, soulignant que tous les praticiens devraient opérer dans les limites de la loi et des directives éthiques.
Le système juridique ghanéen est maintenant confronté à ces allégations importantes. Le résultat de cette pétition peut démontrer son engagement envers l’intégrité et son rôle dans le maintien de la dignité de la profession juridique.






