
L’apôtre théologien de célèbre Abel Damina a déclenché un débat théologique en contestant le récit largement accepté que Jésus-Christ a été crucifié le Vendredi Saint, affirmant plutôt que la chronologie biblique pointe vers une crucifixion de mercredi.
Lors d’un récent sermon, Damina a fait valoir que le calendrier traditionnel du vendredi entre en conflit avec les comptes scripturaires nécessitant trois jours et nuits complets entre la mort et la résurrection de Jésus.
Citant Matthew 12:40, qui compare la période d’inhumation de Jésus aux trois jours et nuits de Jonas dans le ventre de la baleine, Damina a déclaré: «Si Jésus est mort vendredi, ce ne sera pas trois jours. Vendredi au dimanche – est-ce trois jours?» Il a souligné qu’une crucifixion du vendredi ne représenterait que deux nuits, ne manquant pas de la prophétie biblique. Au lieu de cela, Damina a proposé une mort de mercredi soir, s’alignant sur une observation juive qu’il a appelé la «masse élevée», suivie d’une résurrection du dimanche pour répondre à l’exigence de trois jours.
Tout en reconnaissant la reconnaissance par le Ghana du Vendredi Saint en tant que jour férié, Damina a précisé que la commémoration ne devrait pas être confondue avec la précision historique. « C’est un jour férié, pas une célébration de sa mort et de son enterrement, car le calcul ne s’additionne pas », a-t-il déclaré. Sa critique revisite des litiges savants de longue date sur la chronologie de la Semaine Sainte, y compris les débats sur les rencontres de la Pâque et les interprétations de l’Évangile.
L’argument de Damina fait écho à des perspectives théologiques de niche qui priorisent les lectures littérales des délais bibliques. Les historiens ont longtemps aux prises avec la réconciliation des comptes évangéliques, certains proposant une crucifixion jeudi pour s’adapter aux observances du sabbat. Cependant, la focalisation de Damina sur la distinction des «trois nuits» inflige un examen minutieux de la cohérence textuelle, des traditions congrégationales difficiles ancrées au fil des siècles.
Le débat souligne les tensions plus larges entre la pratique religieuse et l’analyse académique, en particulier dans des régions comme l’Afrique de l’Ouest, où les communautés religieuses dynamiques s’engagent de plus en plus dans l’érudition doctrinale.
Bien que le point de vue de Damina ne perturbe pas les observances de Pâques traditionnelles, il met en évidence l’évolution du dialogue entre le littéralisme scripturaire et le rituel culturel. Pour de nombreux croyants, la résonance symbolique du Vendredi Saint transcende la précision historique, servant de pierre angulaire de la réflexion spirituelle.
Pourtant, l’intervention de Damina renforce l’interaction dynamique de la foi, de l’histoire et de la tradition un rappel que même les récits anciens restent soumis à une réinterprétation dans la poursuite de la cohérence doctrinale.






