

Par Mesfin Mekonnen
Washington, DC – L’Éthiopie, une nation de plus de 120 millions de personnes, s’appuie depuis longtemps sur l’aide américaine, principalement par le biais de l’USAID. Les données de l’exercice 2023 montrent que l’Éthiopie a obtenu près de 1,7 milliard de dollars d’aide, ce seul seulement en Ukraine (source de Newsweek). Cette aide a été cruciale pour soutenir les services de santé, les secours en cas de catastrophe et les initiatives anti-pauvreté, en particulier dans une région vulnérable à l’instabilité.
Cependant, le décret exécutif du président Trump, qui comprend des réductions de financement importantes à l’USAID, aura un impact grave sur l’accès de l’Éthiopie à l’aide alimentaire et aux programmes humanitaires essentiels. Ces coupes n’élèveront pas les gens de la pauvreté; Au lieu de cela, ils risquent de transformer l’Éthiopie et la corne plus large de l’Afrique en un terrain reproducteur pour des groupes terroristes tels que Isis et Al-Shabaab.
Historiquement, les initiatives américaines comme le programme PEPFAR du président Bush ont profondément eu un impact. L’Éthiopie a été l’un de ses plus grands bénéficiaires, recevant 1,4 milliard de dollars pour financer des programmes anti-VIH / sida, tuberculose et paludisme dans ses 140 hôpitaux. La promesse de 2002 de 15 milliards de dollars sur cinq ans pour la prévention et le traitement du VIH / SIDA a établi des principes clairs, mettant l’accent sur le leadership local dans la mise en œuvre.
Pendant ce temps, la crise interne de l’Éthiopie continue de dégénérer. La communauté éthiopienne-américaine est profondément détressée par l’aggravation de la situation des droits de l’homme, y compris des informations selon lesquelles le gouvernement éthiopien utilise des drones pour cibler des civils innocents. Le pays est en proie à la corruption, à la mauvaise gestion économique et aux conflits ethniques qui menacent de les pousser plus loin dans la famine et l’anarchie. La gravité de la corruption a même conduit la communauté internationale à suspendre l’aide alimentaire sauvage pendant des mois.
Nous restons déterminés à défendre une audience du Congrès sur la crise en Éthiopie, à la fois au Sénat américain et à la Chambre, alors que la situation continue de se détériorer quotidiennement.
Un document récemment divulgué de la réunion du parti Oromo Prosperity dans la province de Jimma suggère des plans pour marginaliser et supprimer la population d’Amhara. Ce développement alarmant nécessite une action urgente avant qu’il ne soit trop tard.
Selon Human Rights Watch, il y a actuellement 2,9 millions de personnes déplacées en interne en Éthiopie en raison d’un conflit, et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) rapporte que plus de 141 000 réfugiés éthiopiens et demandeurs d’asile ont fui vers les pays voisins. Human Rights Watch a également documenté des restrictions croissantes aux journalistes, aux organisations de la société civile et aux personnalités publiques francs, exacerbant encore la crise.
Nous devons rester vigilants et prendre des mesures significatives pour résoudre ces problèmes.
Pour lutter contre cette crise, nous exhortons le gouvernement américain à adopter une stratégie en trois parties:
Promouvoir une cessation immédiate des hostilités
Les États-Unis doivent jouer un rôle de premier plan dans la facilitation des efforts de paix et la condamnation de la guerre du gouvernement éthiopien contre le peuple Amhara. Les efforts diplomatiques devraient rallier les acteurs locaux, régionaux et mondiaux pour faire fin à la fin des hostilités et des attaques contre les civils. La paix durable nécessite un dialogue et une réconciliation urgents et inclusifs.
Imposer des sanctions ciblées
La Maison Blanche et le Département d’État devraient fortement condamner les violations des droits de l’homme commises par le gouvernement Abiy. Les États-Unis devraient imposer des sanctions ciblées aux représentants du gouvernement responsables des atrocités ou pour ne pas protéger des vies innocentes.
Soutenir la réforme constitutionnelle
La Constitution de 1994 de l’Éthiopie, en particulier l’article 39, accorde aux groupes ethniques le droit de se séparer, alimentant les conflits continus. Cette disposition a exacerbé les tensions ethniques et menace la stabilité du pays. Une nouvelle constitution est essentielle pour la paix et la gouvernance à long terme.
Les États-Unis ont un rôle essentiel à jouer pour garantir que l’Éthiopie ne spirige pas davantage dans la violence et la catastrophe humanitaire. Nous exhortons l’action immédiate pour empêcher de nouvelles souffrances et déstabilisation.
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