Un citoyen ghanéen, Emmanuella Sarfowaah, a intenté une action en justice contre le président John Mahama, la Ghana Revenue Authority (GRA) et le procureur général, contestant la nomination d’Anthony Kwasi Sarpong en tant que commissaire général par intérim du GRA.
Le procès, déposé à Accra, allègue que la nomination, effectuée via une lettre datée du 21 janvier 2025, a violé les dispositions constitutionnelles et la procédure régulière.
La poursuite de Sarfowaah se concentre sur l’affirmation selon laquelle le président Mahama a nommé Sarpong sans demander l’avis obligatoire du conseil d’administration du GRA et de la Commission des services publics, comme l’exige la loi. Selon le demandeur, la nomination était particulièrement problématique car, au 21 janvier 2025, le GRA n’avait aucun conseil d’administration fonctionnel pour fournir de tels conseils. Cela, soutient-elle, rend la nomination inconstitutionnelle et sape les principes de bonne gouvernance et de transparence.
Le procès soulève également des inquiétudes concernant les conflits d’intérêts potentiels. Avant sa nomination, Sarpong a été le partenaire principal de KPMG, un cabinet international de comptabilité et d’audit. KPMG aurait eu plusieurs engagements contractuels avec le GRA, ce qui a conduit Sarfowaah à se demander si le nouveau rôle de Sarpong pourrait compromettre l’intégrité des opérations du GRA. « La nomination d’une personne avec des liens aussi étroits avec une entreprise qui a fait affaire avec le GRA crée un conflit d’intérêts clair », a déclaré le demandeur. «Il ne s’agit pas seulement de légalité; Il s’agit d’assurer la confiance du public dans nos institutions. »
Sarfowaah demande une ordonnance du tribunal pour annuler la nomination de Sarpong et obliger le gouvernement à respecter les procédures constitutionnelles dans les nominations futures. Elle a souligné que son action n’est pas personnelle mais visait à maintenir l’état de droit et à garantir que les fonctions publiques sont remplies par des processus transparents et responsables. « Il s’agit de protéger notre démocratie et de s’assurer que personne, pas même le président, n’est au-dessus de la loi », a-t-elle ajouté.
L’affaire a suscité un débat généralisé parmi les experts juridiques, les défenseurs de la gouvernance et le grand public. Certains ont félicité Sarfowaah pour son courage à tenir le gouvernement responsable, tandis que d’autres ont remis en question le calendrier et les motivations derrière le procès. Cependant, les analystes juridiques conviennent que l’affaire soulève des questions importantes sur l’adhésion aux dispositions constitutionnelles dans les nominations de haut niveau.
Ce procès arrive à un moment où le Ghana est aux prises avec des questions de gouvernance et de responsabilité. Les critiques soutiennent que le gouvernement a souvent contourné la procédure régulière dans les nominations clés, érodant la confiance du public dans les institutions de l’État. Le cas de Sarfowaah pourrait créer un précédent important, renforçant la nécessité de transparence et d’adhésion à l’état de droit dans l’administration publique.
Au fur et à mesure que l’affaire se déroulera, tous les yeux seront sur le pouvoir judiciaire pour déterminer si la nomination d’Anthony Kwasi Sarpong est ou est annulée. Le résultat pourrait avoir des implications de grande envergure pour les nominations futures et la lutte plus large pour la responsabilité dans les systèmes de gouvernance du Ghana. Pour l’instant, la décision audacieuse de Sarfowaah rappelle que les citoyens ont un rôle crucial à jouer dans la sauvegarde des principes démocratiques de la nation.
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