Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ) du Maroc, s’appuyant sur les renseignements précis de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a réussi à déjouer un complot terroriste imminent tôt dimanche matin. Le plan, qui en était à sa phase préparatoire, prévoyait la réalisation d’attaques à l’explosif.
Une opération coordonnée des forces spéciales de la DGST, des officiers du BCIJ, de la brigade aérienne et du Centre judiciaire de la Gendarmerie royale a permis l’arrestation de quatre suspects extrémistes, dont trois frères, tous liés au groupe terroriste Daesh.
Les suspects, âgés de 26, 29, 31 et 35 ans, opéraient dans la zone de Had Soualem, dans la province de Berrechid, selon un communiqué du BCIJ.
L’opération a ciblé deux localités : des habitations des quartiers Al Omrane et Al Amal d’Al Wahda, Had Soualem.
L’effort a impliqué des spécialistes de la détection d’explosifs, des chiens renifleurs entraînés et un hélicoptère de la Gendarmerie royale qui a fourni un soutien aérien, transportant des tireurs d’élite de la DGST pour sécuriser la zone.
Au cours des perquisitions, les autorités ont saisi toute une série d’objets, notamment des couteaux, des bouteilles contenant des produits chimiques, de grandes quantités d’engrais chimiques, du soufre, de la poudre de charbon de bois et d’autres substances suspectes.
Ils ont également récupéré des fils électriques, des outils de soudage et des rubans adhésifs, qui pourraient tous être utilisés pour fabriquer des explosifs. Ces objets ont été remis à des experts légistes pour une analyse détaillée.
L’enquête a débuté après que la DGST a découvert une vidéo montrant les suspects prêtant allégeance à Daesh et promettant de commettre des actes terroristes.
Des renseignements complémentaires ont révélé que le groupe s’était rendu le même jour dans quatre quincailleries de la région de Had Soualem, pour y acheter des produits chimiques couramment utilisés pour fabriquer des explosifs.
Ils avaient stocké ces matériaux au domicile d’un suspect et avaient commencé à expérimenter l’assemblage d’engins explosifs.
Il a également été découvert que deux des frères menaient des missions de reconnaissance, visitant divers endroits et documentant les cibles potentielles avec des photos et des vidéos pour étayer leurs plans.
Les éléments de preuve suggèrent que les suspects avaient l’intention de commettre des attentats à la bombe puis de rejoindre les camps de Daesh dans la région du Sahel.
Les quatre individus sont désormais en garde à vue, l’enquête étant dirigée par le procureur de la République spécialisé dans les affaires de terrorisme.
Les autorités visent à découvrir tous les liens que cette cellule pourrait avoir avec des organisations terroristes régionales ou internationales et à identifier et appréhender tous les membres restants du groupe.






