Faith Chandianya, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
De nouvelles informations ont fait surface sur l’homme identifié par certains utilisateurs des réseaux sociaux comme le cerveau présumé de la récente série d’enlèvements.
Abel Kimutai a été largement critiqué sur les réseaux sociaux à la suite d’une conférence de presse de l’ancien vice-président Rigathi Gachagua, au cours de laquelle il a suggéré qu’un homme nommé « Abel » pourrait être lié aux récents enlèvements.
Qui est lié aux enlèvements ?
Un reportage de NTV a révélé que Kimutai était auparavant détective à la Direction des enquêtes criminelles avant de démissionner de son poste en 2022.
Des enquêtes plus approfondies ont révélé que Kimutai était enquêteur sur les fraudes au sein de l’unité des crimes économiques et commerciaux.
Dans sa lettre de démission, l’inspecteur général de l’époque a approuvé le départ de Kimutai de l’unité d’enquête du pays.
« L’Inspecteur Général de la Police Nationale selon la lettre référencée Réf : NPS/IG/SEC/1/2/2/15/A VOL. II/100 en date du 23 septembre 2022 a approuvé votre démission de la Police Nationale sous la règle des 24 heures », lit-on en partie dans le communiqué.
Kimutai a-t-il menacé de poursuivre les utilisateurs de 2 X ?
En réponse aux allégations selon lesquelles il serait impliqué dans des enlèvements, Kimutai a pointé du doigt deux utilisateurs de X dont les publications sur la plateforme sont devenues virales.
L’un a été identifié comme étant Daniel Onyango, tandis que l’autre portait le pseudo X @DanChepta.
Il a déclaré que leurs messages bafouaient l’article 27 de la loi sur l’utilisation abusive des ordinateurs et la cybercriminalité, car ils étaient faux et malveillants.
Cherchant réparation auprès de la DCI, il a demandé à l’agence d’ouvrir des enquêtes et des mesures contre le duo.
Cela s’est produit quelques jours après que l’ancien vice-président Rigathi Gachagua a affirmé connaître le syndicat qui enlevait des civils dissidents de l’État.
Il a affirmé qu’une unité spéciale constituée pour poursuivre les critiques opérait depuis un bâtiment à Nairobi et était commandée par un agent supérieur loin de l’inspecteur général de la police Douglas Kanja.
Gachagua a menacé de dénoncer les responsables du réseau d’enlèvements si l’unité présumée n’était pas dissoute.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






