Nancy Odindo, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique, de l’actualité et des reportages dans les médias numériques et imprimés au Kenya.
Nairobi – La Direction des enquêtes criminelles (DCI) a fermement rejeté les allégations du sénateur de Busia, Okiya Omtatah, selon lesquelles l’un de ses véhicules aurait été impliqué dans l’enlèvement présumé du caricaturiste Gideon Kibet, également connu sous le nom de Kibet Bull.
Ces affirmations ont fait surface après que le sénateur Omtatah a révélé les détails d’une réunion avec Kibet à Taj Towers, au cours de laquelle son équipe aurait repéré une Subaru blanche équipée d’un équipement de communication garée à proximité du lieu.
Selon Omtatah, le véhicule, qu’il soupçonne d’être associé à la DCI, est arrivé peu de temps après que Kibet l’ait rejoint et n’est reparti qu’à la fin de leur réunion.
Comment DCI a-t-elle répondu aux affirmations d’Okiya Omtatah ?
Dans un communiqué, le chef des communications de la DCI, John Marete, a rejeté ces allégations comme étant « infondées et sensationnelles », soulignant que la DCI n’avait aucun lien avec le véhicule.
« Tout d’abord, nous souhaitons préciser que la DCI nie catégoriquement toute association avec le véhicule en question. La suggestion selon laquelle un véhicule appartenant à la DCI aurait été impliqué dans un enlèvement présumé est non seulement infondée, mais fait également du sensationnalisme sur une question sensible qui fait actuellement l’objet d’une enquête approfondie », a déclaré Marete.
La DCI a confirmé qu’elle était au courant de la mystérieuse disparition de Kibet et a assuré au public qu’une enquête sur cette affaire était en cours.
Marete a fait écho à la déclaration de l’inspecteur général de la police Douglas Kanja, affirmant que toutes les opérations de police sont conformes aux normes constitutionnelles et juridiques.
La DCI a souligné son engagement à faire respecter la loi, déclarant qu’aucune action extrajudiciaire ne serait tolérée dans ses rangs.
Il a assuré le public de la transparence dans le traitement de ces affaires et s’est engagé à poursuivre la justice sans préjugés ni compromis.
La DEI a en outre exhorté les membres du public disposant d’informations crédibles concernant la disparition à se manifester et à coopérer avec les autorités compétentes.
« L’intégrité de nos enquêtes est primordiale, et nous prenons au sérieux toute tentative visant à saper ce processus », a ajouté Marete.
29 Kenyans sont toujours portés disparus depuis les manifestations de juin ?
Parallèlement, la Commission nationale des droits de l’homme du Kenya a condamné la recrudescence des cas d’enlèvements, révélant que 29 victimes sont toujours portées disparues.
La commission a noté que depuis les manifestations de juin 2024, 82 personnes ont été enlevées.
Ils ont rejeté le rapport de police sur l’incident, arguant que les forces de l’ordre n’avaient procédé à aucune arrestation malgré les enlèvements survenus en plein jour.
Relecture par Otukho Jackson, journaliste multimédia et rédacteur en chef chez Togolais.info






