Un projet ambitieux visant à prolonger le mandat du président Emmerson Mnangagwa au-delà des deux mandats prévus par la Constitution a déclenché une vague de violence et d’intimidation, a révélé un récent rapport.
Bien que Mnangagwa ait déclaré qu’il respecterait la constitution et quitterait ses fonctions après la fin de son actuel et dernier mandat, certains responsables du parti au pouvoir font pression pour que l’octogénaire reste au pouvoir.
Plusieurs responsables, dont les anciens ministres Supa Mandiwanzira et Owen Ncube, ont réclamé dans leurs provinces respectives que Mnangagwa règne au-delà de 2028.
Cela contraste avec la résolution du parti lors de la conférence de cette année à Bulawayo, qui déclarait que Mnangagwa accomplissait son dernier mandat de président.
Le dernier rapport du Zimbabwe Peace Project (ZPP) a révélé que ceux qui s’opposent à la prolongation de son mandat de Mnangagwa ont été confrontés à des violences de la part des responsables du Zanu PF dans la province des Midlands.
« Plusieurs incidents d’intimidation comprenaient le harcèlement d’activistes politiques connus par des partisans du Zanu PF qui se concentrent sur la promotion de la campagne « ED2030 », qui vise à prolonger le règne du président Mnangagwa au-delà de 2028. Les incidents ont été signalés à Chiwundura et Kwekwe, entre autres régions. »
« À Chiwundura, les militants du Zanu PF Calvin Mhondiwa, Forbes Choto et Adam Dhliwayo ont menacé une victime de sexe masculin appartenant à un groupe soutenant l’ancien dirigeant du CCC, Nelson Chamisa. Ils l’auraient harcelé pour avoir fait campagne contre le mouvement en cours « Mnangagwa au-delà de 2028 », promettant de traiter la victime avec violence et d’étendre ce traitement à toute personne opposée à la campagne », indique le rapport.
Le Zanu PF doit modifier les articles 91(2) et 382(7) de la constitution pour permettre à Mnangagwa de prolonger son mandat.
Le ZPP a appelé la police à donner suite aux allégations portées contre les responsables du Zanu PF.
« Le ZRP devrait prendre des mesures concrètes pour prévenir et enquêter sur les incidents de violence, en particulier ceux liés à la campagne ED2030. La police doit également veiller à ce que les auteurs soient tenus responsables et à ce que les victimes bénéficient d’une protection adéquate », a déclaré le ZPP.






