Le bilan des victimes civiles du conflit dans la région d’Amhara en Éthiopie augmente à un rythme alarmant. Pourtant, le conflit semble ignoré par la communauté internationale


borkena
Toronto – Les combats se seraient poursuivis entre les forces de Fano et les forces de défense éthiopiennes dans différentes parties de la région d’Amhara. Les opérations terrestres et aériennes ont été intensifiées, selon des sources.
Ethio News a fait état de combats intenses dans les régions de Gojam, Wollo et Gondar de la région.
Dans le sud du Wollo, des combats ont eu lieu dans la région de Woreilu et d’Albuko. Toutefois, le nombre de victimes des deux côtés n’est pas précisé. Dans le Nord Wollo, des affrontements ont eu lieu près de Kobo et Robit. Plus tôt cette semaine, les forces de Fano ont capturé des centaines de soldats gouvernementaux à Kalim, dont une prétendue vidéo a fait le tour des réseaux sociaux.
À Giga, dans la région de Gojjam, des combats intenses ont eu lieu. Selon Ethio News, jusqu’à 200 soldats gouvernementaux ont été tués. Le gouvernement éthiopien ne l’a pas nié.
Metema et Armachiho, dans le nord-ouest de Gondar, sont le théâtre d’intenses combats depuis plusieurs jours. Les forces de Fano ont réalisé des gains militaires importants, mais leur nombre n’est pas précisé.
Les forces de défense éthiopiennes ont également de plus en plus recours aux opérations menées par des unités mécanisées et aux frappes de drones alors que les soldats gouvernementaux continuent de perdre des batailles, selon des sources.
Des massacres de civils ont été signalés dans la région de Durbete (nord de Gojam) et à Amhachiho (nord-ouest de Gondar).
Dans la région de Durbete, au moins 50 civils auraient été tués et plusieurs autres blessés, comme indiqué précédemment. Dans le quartier Majero d’Armachiho, 20 civils ont été tués et vingt autres blessés.
L’un des principaux facteurs de succès de Fano a été le large soutien dont elle bénéficie dans la région et au-delà.
Selon des militants ayant des liens étroits avec la région d’Amhara et des analystes, le gouvernement éthiopien cible délibérément les civils dans le but de faire pression sur la population pour qu’elle cesse de soutenir les fanos.
Outre les frappes de drones et les tirs d’artillerie, les forces gouvernementales ont commis des exécutions extrajudiciaires dans différentes parties des régions d’Amhara. Des centaines de civils ont été tués.
En outre, dans les zones où les forces gouvernementales ont subi des pertes militaires, elles auraient bombardé des zones résidentielles depuis l’extérieur des centres-villes. Cela se serait produit à Gojjam.
Dans le même ordre d’idées, deux jeunes hommes auraient été retrouvés morts vendredi à Bahir Dar, siège du gouvernement régional d’Amhara. Les corps étaient criblés de balles, selon des sources.
Après près d’un an et demi, la fin du conflit ne semble pas en vue. La destruction des moyens de subsistance et la crise humanitaire, sociale et économique provoquée par la guerre sont de toute évidence devenues insupportables pour les populations de la région.
__





