Kai Eli, journaliste à Togolais.info, apporte plus de trois ans d’expérience dans la couverture de la politique et de l’actualité au Kenya.
La majorité de l’Assemblée du comté de Kericho a voté mercredi 2 octobre la destitution du gouverneur Erick Mutai.
Au cours d’une séance chargée qui a duré plus de quatre heures, les représentants des quartiers ont délibéré sur le comportement du chef du comté, qu’ils ont principalement accusé de mauvaise administration.
Combien de MCA ont destitué le gouverneur de Kericho ?
Trente et un représentants de quartier ont conclu que Mutai n’était pas apte à occuper son poste ; leurs 16 collègues se sont abstenus.
Le motifs de la mise en accusation comprenaient une violation flagrante de la Constitution, une faute grave et un abus de pouvoir.
En outre, le chef du comté a été accusé d’avoir intimidé et agressé des officiers subalternes qui semblaient en désaccord avec lui.
Le promoteur de la motion, Sigowet MCA Kiprotich Rogony, a déclaré que les victimes seraient amenées à témoigner devant l’assemblée du comté pendant le débat.
Mutai a également été accusé d’avoir empiété sur un terrain privé et de l’avoir désigné illégalement comme décharge sans le consentement du propriétaire.
Les partisans de la motion de mise en accusation ont fait fi d’une ordonnance du tribunal que le gouverneur avait obtenue pour arrêter le processus.
Le gouverneur avait auparavant supplié les MCA de lui pardonner et d’abandonner leur complot visant à le destituer, affirmant que sa jeune famille dépendait de lui.
Après la motion, les MCA ont été filmés en train de chanter en jubilation.
Le sort de Mutai sera déterminé par le tribunal qui a émis l’injonction susmentionnée.
Normalement, son cas serait porté devant le Sénat où les membres, en commission ou en plénière, examineraient les accusations portées contre lui avant de décider de son sort.
Il devient le troisième membre du Conseil des gouverneurs (CoG) à être confronté à une destitution cette année.
En août, la destitution du gouverneur de Meru, Kawira Mwangaza, a été confirmée par le Sénat après que 49 des 69 MCA ont voté en faveur de son renvoi chez elle.
Mwangaza a été accusé d’abus de pouvoir, de faute grave et de violation de la constitution.
Comment les sénateurs ont voté pour destituer Kawira Mwangaza
Pour violation flagrante de la constitution, 26 sénateurs ont voté contre la gouverneure, quatre d’entre eux s’efforçant de la sauver ; 14 députés se sont abstenus.
Pour faute grave, 26 sénateurs ont voté en faveur du renvoi de Mwangaza chez elle, deux votant en sa faveur et 14 se sont abstenus.
Pour abus de pouvoir, 27 sénateurs ont déclaré le gouverneur coupable, un sénateur votant contre l’accusation et 14 s’abstenant.
Mwangaza s’est précipité devant la Haute Cour pour contester la décision du Sénat.
Le juge Bahati Mwamuye a suspendu la résolution de la Chambre haute jusqu’à ce que l’affaire soit entendue et tranchée.
Ailleurs, le gouverneur de Nyamira, Amos Nyaribo, a échappé de peu à une éviction le 10 septembre.
Wiper Party a nommé le MCA Evans Matunda, a présenté la motion et a accusé Nyaribo de violation de la loi, de faute grave et d’abus de pouvoir.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






