Nairobi : Une partie des dirigeants de l’Église s’est adressée au tribunal pour contester un projet de loi religieuse 2024.
Le projet de loi propose, entre autres, une amende de 5 millions de KSh ou une peine de trois ans pour tout prédicateur kenyan reconnu coupable d’avoir dirigé une organisation religieuse non enregistrée.
Pourquoi les prédicateurs kenyans sont contre les lois proposées
Par l’intermédiaire de l’avocat Harrison Kinyanjui, le clergé dirigé par Mgr Stanley Michuki, Mgr Joseph Mailo et Enid Wekesa et le Congrès des Églises pentecôtistes du Kenya ont fait valoir que le projet de loi proposé était discriminatoire et inconstitutionnel.
Ils ont retenu une proposition selon laquelle toutes les églises paieraient des impôts sur les dîmes, les dons et les offrandes. Selon le clergé, cette disposition constituerait une intrusion dans la liberté religieuse.
L’article 29 (2) du projet de loi propose que tous les revenus des organisations religieuses doivent être déposés sur un compte bancaire détenu au nom de l’organisation religieuse enregistrée concernée.
« Une telle exigence est oppressive et revient à contraindre les organisations religieuses à agir d’une manière qui n’est pas dirigée contre d’autres organisations enregistrées et à utiliser des méthodes modernes de transaction monétaire telles que M-Pesa, qui sont efficaces pour répondre aux besoins immédiats des religieux. organisations », a soutenu le clergé dans une partie de ses documents judiciaires vus par Togolais.info.
Les évêques ont également accusé le parrain du projet de loi, le sénateur Danson Mungatana, de tenter d’espionner les organisations religieuses et de limiter leurs libertés.
Ils ont en outre fait valoir que le fait d’exiger qu’ils enregistrent à nouveau leur organisation auprès d’un organisme de coordination violait leurs droits dans la mesure où ils seraient contraints d’adhérer à d’autres associations contre leur gré.
Quels ordres le clergé recherche-t-il ?
Dans leur requête, les dirigeants de l’Église ont demandé au tribunal, entre autres choses, de rendre une ordonnance annulant le rapport du comité sénatorial spécial daté du 19 octobre 2023 et une déclaration selon laquelle le moratoire du procureur général sur l’enregistrement de toute association religieuse relevant des sociétés La loi était inconstitutionnelle.
Ils souhaitent également qu’une déclaration soit publiée selon laquelle l’adoption du projet de loi sans obtenir l’accord du président du Parlement était inconstitutionnelle.
Le sujet sera évoqué le 6 novembre.
Ce que les dirigeants de l’Église kenyane ont dit en 2024
Togolais.info a précédemment rapporté que la Voix pentecôtiste du Kenya avait fait part de ses inquiétudes concernant le projet de loi 2024 sur les organisations religieuses.
Lors d’un point de presse lundi 23 septembre, les dirigeants du PVK ont souligné plusieurs clauses régressives, arguant qu’elles pourraient menacer la liberté de culte.
L’apôtre Peter Manyuru, président du PVK, a pointé du doigt les sections du projet de loi qu’il a qualifiées d’attaque contre l’Église.
Relecture par Asher Omondi, journaliste d’actualité et rédacteur en chef chez Togolais.info.






