NewZimbabwe.com a invité Vengai Madzima, associé principal du cabinet juridique Madzima Chidyausiku Museta Legal Practitioners (MCM legal) à discuter avec nous des questions juridiques qui touchent les Zimbabwéens. Les discussions sont générales et ceux qui recherchent des conseils spécifiques doivent contacter leurs avocats respectifs.
Journaliste : Bienvenue, M. Madzima. Cette semaine, nous souhaitons discuter de la loi de 2024 portant modification des lois pénales (protection des enfants et des jeunes), récemment promulguée. Quelle est la signification de cet amendement ?
Machine virtuelle : L’amendement récemment adopté constitue une étape importante dans les lois protégeant les enfants contre les prédateurs sexuels ou les pédophiles et témoigne de la suprématie de notre Constitution au Zimbabwe.
Cette décision est le résultat d’une décision antérieure de la Cour constitutionnelle qui estimait qu’il y avait une contradiction entre la Constitution et la loi sur la codification et la réforme du droit pénal concernant l’âge du consentement d’un jeune.
Avant l’amendement, la position était que la Constitution fixait l’âge du mariage à 18 ans et que nos lois pénales fixaient l’âge du consentement sexuel à 16 ans.
En d’autres termes, l’ancienne position estimait qu’un jeune de 16 ans était suffisamment âgé pour avoir une activité sexuelle, mais en même temps trop jeune pour voter.
La révision des lois est un atout pour notre développement social. Elle contribuera grandement à protéger les enfants contre les mariages précoces et les maladies sexuellement transmissibles et réduira les cas de morbidité maternelle chez les enfants.
Journaliste: Quels sont les changements réels apportés par cette loi ?
Machine virtuelle : Le premier point intéressant est que l’amendement est conforme à la Constitution en classant un enfant comme toute personne, garçon ou fille, âgée de moins de 18 ans.
Suite à cette classification, elle criminalise ensuite les rapports sexuels ou les actes indécents impliquant un contact physique qui peuvent être considérés par une personne raisonnable comme indécents avec un garçon ou une fille de moins de 18 ans.
Il rejette en outre la position culturelle selon laquelle un enfant devient un élément majeur du mariage, l’amendement précise clairement que les rapports sexuels avec un enfant sont illégaux malgré toute prétendue assainissement par un mariage formel.
Elle a également envisagé un scénario dans lequel les personnes engagées dans une activité sexuelle sont du même âge, par exemple si l’une a 17 ans et l’autre 19 ans, et a précisé que lorsque la différence d’âge est de 3 ans ou moins, les personnes ne peuvent être inculpées à moins que le procureur général n’autorise les poursuites.
La loi criminalise le fait de transmettre à un enfant une infection sexuellement transmissible, notamment le VIH, qui avait été précédemment omis car couvert par une autre loi qui a ensuite été abrogée. Le fait de transmettre une infection à un enfant entraîne sa propre peine et la peine pour avoir couché avec un enfant ne sera pas cumulée avec celle pour avoir transmis une IST à un enfant.
L’amendement ouvre en outre la possibilité d’inculper les complices et les complices du crime, en criminalisant le fait de fournir un logement ou un abri à des personnes commettant des actes sexuels avec des enfants.
Journaliste : Quelles sont les accusations possibles contre un adulte qui dort ou qui touche de manière indécente un enfant ?
Machine virtuelle : Les chefs d’accusation qui peuvent être retenus sont le viol, l’agression indécente aggravée et l’agression indécente.
Journaliste : Existe-t-il des défenses possibles à cette accusation ?
Machine virtuelle : Pour répondre à cette question, il est important d’indiquer d’abord ce qui ne peut pas être une défense pour un adulte qui couche avec un enfant.
Ce n’est pas une défense de dire que l’enfant a consenti aux relations sexuelles, qu’il avait l’air mature ou qu’il savait que l’agresseur souffrait d’une maladie sexuellement transmissible et qu’il a quand même accepté de s’engager.
Il s’agit toutefois d’une défense permettant de prouver que l’adulte avait des motifs raisonnables de croire que l’enfant avait plus de 18 ans.
Journaliste : L’amendement a-t-il introduit des mesures spéciales pour les enfants dans de tels cas ?
Machine virtuelle : En raison de la détresse émotionnelle excessive ou de la peur de l’intimidation qui accompagnent généralement de tels cas, l’amendement permet aux enfants qui ne peuvent pas témoigner de la manière habituelle de le faire par écrit, par signes ou par d’autres moyens de communication en audience publique. Cela peut inclure le recours à des intermédiaires, par exemple des membres de la famille ou des experts, qui prêteront serment pour interpréter devant le tribunal ce que l’enfant dit.
Journaliste:Merci, Monsieur Madzima, nous n’avons plus de temps. Nous attendons avec impatience la discussion de la semaine prochaine.
Machine virtuelle : Merci.
EN RAPPORT:
Vengai Madzima est associé principal chez Madzima Chidyausiku Museta Praticiens du droit ((MCM Juridique) au Zimbabwe et peut être contacté à vengai@mcmlegal.co.zw
NewZimbabwe.com nous aurons une autre discussion sur les questions juridiques affectant nos lecteurs la semaine prochaine, partagez vos commentaires et expériences avec nous.






