L’activiste politique de la Coalition des CITOYENS pour le changement (CCC), Tineyi Munetsi, qui a récemment été arrêté pour son implication présumée dans une manifestation antigouvernementale en 2019, a été libéré contre 500 dollars par la Haute Cour.
Parmi les conditions de mise en liberté sous caution, les juges de la Haute Cour, la juge Annie-Lucy Mungwari et le juge Joel Mambara ont ordonné à Munetsi de se présenter une fois par semaine au commissariat central de police de Harare, de remettre son passeport au greffier du tribunal de première instance de Mbare, de continuer à résider à l’adresse résidentielle qui lui a été indiquée et de ne pas interférer avec les témoins de l’État jusqu’à ce que son affaire soit finalisée.
Son arrestation est intervenue cinq ans plus tard, bien que la police ait autorisé l’accusé à participer aux élections législatives de 2023 auxquelles il s’est présenté dans la circonscription de Goromonzi Ouest.
Kossam Ncube de Zimbabwe Lawyers for Human Rights (ZLHR) et Lovemore Madhuku ont obtenu la libération sous caution de Munetsi.
« Nous avons sauvé Tineyi Munetsi, qui s’est présenté comme candidat du parti politique d’opposition CCC lors des élections parlementaires de 2023, de la détention prolongée en le faisant libérer de prison sous caution de 500 dollars américains.
« Au Zimbabwe, l’absurdité a atteint de nouveaux sommets lorsque les autorités ont arrêté Tineyi Munetsi, qui s’est présenté aux élections parlementaires de 2023, et l’ont accusé d’avoir prétendument participé à une manifestation anti-gouvernementale organisée il y a environ cinq ans », a déclaré le ZLHR dans un communiqué.
La libération de l’accusé de la maison d’arrêt de Harare est intervenue après que le tribunal a annulé la décision du magistrat de Mbare, Rangarirayi Gakanje, qui, le 10 août 2024, avait refusé la libération sous caution de l’activiste politique.
Munetsi a été arrêté le 3 août 2024 par des agents de la police de la République du Zimbabwe (ZRP), qui l’ont accusé de violence publique telle que définie à l’article 36 de la loi sur la codification et la réforme du droit pénal.
Les procureurs ont allégué que le 14 janvier 2019, Munetsi avait troublé la paix, la sécurité ou l’ordre public en incendiant des véhicules du ZRP, en attaquant et en agressant des policiers qui surveillaient un péage ainsi qu’en barricadant l’autoroute Harare-Masvingo avec des pneus en feu et en plaçant des rochers, bloquant ainsi la libre circulation des véhicules et des personnes.
Selon les procureurs, Munetsi aurait pris un panneau solaire sur le toit du commissariat de police de Southlea Park et l’aurait remis à son complice Emmanuel Makumbe, auprès duquel il a été récupéré.
Les procureurs affirment également que Munetsi et ses complices présumés non identifiés ont volé des produits d’épicerie et des téléphones portables dans des épiceries situées au rond-point de Mbudzi à Harare et ont dérobé des devises étrangères et locales aux opérateurs commerciaux.






