Le Ghana a conservé son score de 3,4 pour 2023 dans le rapport d’évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA) pour l’Afrique de la Banque mondiale, indiquant une performance politique et institutionnelle stable au cours de l’année écoulée.
Selon le rapport, le score du Ghana reste cohérent sur plusieurs indicateurs, ce qui reflète son engagement en faveur de la gestion économique, des institutions du secteur public et des réformes structurelles. Le groupe de secteurs les moins performants du pays en 2023 était la gestion économique, avec un score de 2,8, ce qui montre une légère amélioration par rapport à l’année précédente.
Le rapport a souligné les efforts du Ghana en matière de consolidation budgétaire, citant les actions de la banque centrale et les mesures gouvernementales qui ont contribué à réduire l’inflation de plus de 50 % en 2022 à 23,2 % en décembre 2023. Il a également noté les initiatives du gouvernement en matière de génération de recettes et de contrôle des dépenses visant à renforcer la stabilité budgétaire.
Malgré les difficultés rencontrées dans la gestion de la dette, le rapport reconnaît les efforts du Ghana pour restructurer la dette de manière globale. Il salue également les progrès réalisés par le pays en matière de transparence, notamment la publication de plans d’emprunt annuels et les mesures prises pour apurer et prévenir les arriérés.
Le rapport reconnaît les stratégies du Ghana en termes de facilitation des échanges, mais souligne des problèmes tels que la cohérence dans la mise en œuvre, les défis techniques liés aux portails d’enquête commerciale et l’utilisation limitée d’approches fondées sur les risques pour les inspections.
Dans l’ensemble, le score CPIA moyen des pays éligibles à l’Association internationale de développement (IDA) en Afrique subsaharienne en 2023 est resté stable à 3,1, plusieurs pays ayant enregistré des scores améliorés par rapport à l’année précédente.
Le Rapport CPIA Afrique 2024 fournit une évaluation complète de la qualité des politiques et des cadres institutionnels dans les 39 pays d’Afrique subsaharienne éligibles à l’IDA. Il utilise des notes allant de 1 à 6 pour évaluer divers aspects de la gouvernance et de la gestion économique.






